Les cadres français de Thales pourront moduler leur temps de travail grâce au forfait jour

La direction de Thales et les quatre syndicats représentatifs (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT) sont parvenus à un accord sur un forfait jour «de référence» pour les cadres de 214 jours de travail par an. Ceux qui le souhaitent, ainsi que les nouveaux embauchés, pourront moduler leur temps de travail à la hausse ou à la baisse.

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Thales
Le groupe Thales emploie 43 000 personnes en France.

C'est un signe de l’importance de l’accord : Patrice Caine, le PDG de Thales, l'a signé en personne. Autre indice : les quatre syndicats représentatifs (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT) l’ont aussi validé. Premier du genre dans le groupe (43 000 salariés en France), «l'accord groupe sur le temps et l’organisation du travail» du 20 novembre 2023 fixe un forfait jour «de référence» de 214 jours de travail par an pour les cadres.

Chaque cadre ayant adhéré à ce forfait (obligatoire uniquement pour les nouveaux salariés) peut ensuite choisir de moduler son temps de travail à la hausse ou à la baisse (206, 210 ou 217 jours). «Si on travaille moins, notre salaire baisse, mais pas autant que notre temps de travail, explique Anthony Perrocheau, le coordinateur CFDT (majoritaire) du groupe. À l’inverse, si l'on travaille plus, il augmente proportionnellement plus !» L’objectif de la direction était d’harmoniser le temps de travail entre entités et d’encourager à travailler plus. Les salariés ont l’année 2024 pour faire leur choix, qui s’appliquera à partir de janvier 2025. Ils pourront ensuite le réviser chaque année.

L’accord garantit un «droit et un devoir à la déconnexion»

Par ailleurs, l’accord crée des temps partiels pour lesquels l’entreprise prend en charge les cotisations salariales et patronales d’un temps plein. Ainsi voit le jour un «temps réduit scolaire» garantissant de pouvoir prendre mercredis et vacances scolaires ou un «temps partiel senior» à 80% rémunéré à 85%...

Très importante pour les syndicats, cette nouvelle organisation s’accompagne d’un contrôle renforcé de la charge de travail : la journée ne devra pas dépasser 10 heures, un sujet âprement discuté avec la direction. Le temps de repos sera au minimum de 12 heures entre deux jours travaillés et de 36 heures par week-end. L’accord garantit un «droit et devoir à la déconnexion», avec des pop-up rappelant qu’il est l’heure de partir, un suivi et des bilans réguliers. Le temps de travail des non-cadres, non concernés par les forfaits jours, est en cours de négociation, entité par entité. 

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3728 - Mars 2024

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