Grégory Pradels a mis les PME françaises du secteur spatial à l’heure du new space. Depuis sa création en 2018, il coordonne l’initiative Newspace Factory, un regroupement d’une dizaine de PME innovantes (Anywaves, Comat, Erems...) avec des solutions aussi bien adaptées pour le nouveau marché des constellations de minisatellites que celui des grands programmes spatiaux.
"Grâce à cette structure, les PME ont trouvé de nouveaux débouchés et gagné en visibilité à l’international", se réjouit Grégory Pradels, 43 ans
À force de côtoyer les PME au quotidien, il a fini par en rejoindre une. Depuis avril, il est chargé de développer les activités du fabriquant toulousain de minisatellites Hemeria. Après avoir rejoint le Centre national d’études spatiales (Cnes) en 2004, Grégory Pradels, a donc donné un nouveau tournant à sa carrière en 2017. "Après plus de dix années comme responsable du développement technique de systèmes spatiaux, j’ai concentré mon intérêt sur le développement économique du secteur", explique-t-il.
Avec son MBA en management de l’innovation en poche, il a alors pris la responsabilité de l’écosystème régional toulousain au sein du pôle Aerospace Valley, où sera développé Newspace Factory. Docteur en Physique, il a fait ses armes dans le secteur spatial au Cnes, où il a encadré le développement de systèmes pour des projets scientifiques, et à l’Onera – l’Office national d’études et de recherches aérospatiales –, où ses travaux de thèse lui vaudront un prix décerné par l’International Astronautical Federation, l’une des plus prestigieuses institutions spatiales.



