Didier Leboulc’h est l’homme qui fait bouger les lignes chez Thales Alenia Space (TAS). À 53 ans, le directeur de la stratégie et des solutions pour les télécommunications de cette filiale commune à Thales et au groupe italien Leonardo est à l’origine d’une nouvelle génération de satellites capables de changer de mission en orbite.
Grâce à la numérisation des répéteurs et des antennes, les clients peuvent depuis le sol le reprogrammer, réorienter ses faisceaux, modifier la nature des services offerts comme l’internet haut débit, la télévision... Un game changer dans l’industrie spatiale. "C’est un visionnaire technologique. Avant les ingénieurs et les marketeurs, il perçoit quels seront les besoins de nos grands clients demain et après-demain", témoigne Jean-Loïc Galle, le patron de Thales Alenia Space.
Son inventivité repose sur une solide connaissance technologique. À son poste précédent chez TAS, Didier Leboulc’h était directeur des technologies où il dirigeait une cinquantaine d’experts télécoms et un budget R & D d’une centaine de millions d’euros. Inventeur dans l’âme, il a une dizaine de brevets à son actif.
Diplômé de Supaero et ingénieur de l’armement, il a effectué les dix premières années de sa carrière à la Direction générale de l’armement. À cette époque, il déposait l’un de ses premiers brevets sur la furtivité des avions de combat. Didier Leboulc’h intervient également auprès des étudiants des écoles d’ingénieurs et de ses pairs. "Lors de ses interventions, on entend les mouches voler", rapporte l’un de ses collaborateurs.



