Le prix du gaz sera gelé tout au long de l'année 2022, annonce Jean Castex

Invité au JT de TF1 jeudi 21 octobre, le Premier ministre Jean Castex a assuré que les prix du gaz seraient gelés tout au long de l'année 2022, et non plus seulement jusqu'en avril comme prévu. Une indemnité « classe moyenne » sera également versée aux 38 millions de Français gagnant moins de 2 000 net par mois.

Jean Castex 20h TF1 22 octobre 2021
Jean Castex a assuré que la France respecterait ses objectifs en matière de déficit public.

Face à la grogne générale engendrée par l'explosion des prix du gaz et de l'électricité, le gouvernement prend de nouvelles mesures. Sur le plateau du JT de TF1, Jean Castex a annoncé que le gel des tarifs réglementés du gaz serait étendu à l'ensemble de l'année 2022. Alors qu'il dévoilait les contours de son bouclier tarifaire fin septembre, le Premier ministre avait pourtant précisé que ce gel des prix cesserait en avril.

« Les prix du gaz ont été multipliés par six depuis 2019 [...] Nous pensions que, fin avril, les prix du gaz qui montaient et continuaient de monter commenceraient leur décrue, a expliqué Jean Castex sur TF1. Les mêmes experts nous disent maintenant que cette décrue sera plus lente, nous avons donc pris nos responsabilités en maintenant ce blocage des prix sur tout le long de l’année 2022 ». Concernant l'électricité, la hausse des prix qui adviendra en février restera comme prévu plafonnée à 4%.

5% de déficit en 2022

Parallèlement, le chef du gouvernement a dévoilé une autre mesure, consistant à attribuer une indemnité « classe moyenne » d'une valeur de 100 euros aux Français gagnant moins de 2 000 net par mois. Versée automatiquement à partir du mois de décembre, elle concerna 38 millions de Français. En comparaison, seuls 6 millions de ménages modestes recevront un chèque énergie supplémentaire de 100 euros, annoncé lui aussi fin septembre.

Jean Castex a assuré que malgré le coût supplémentaire de cette aide (environ 3,8 milliards d'euros), le gouvernement tiendrait son objectif de 5% de déficit public en 2022. L'exécutif s'attend à ce que l’inflation soit temporaire et ne veut pas pas laisser celle-ci «handicaper la reprise».

Depuis plusieurs jours, le gouvernement hésitait entre la piste d’un « chèque carburant » et celle d'une baisse des taxes. Cette dernière était cependant considérée trop chère par le ministère de l'Economie, qui explique qu'une réduction d'un centime correspondrait à un manque à gagner d'un demi milliard d'euros pour les caisses de l'Etat.

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