Le Coq Sportif est repris par l'homme d'affaires franco-suisse Dan Mamane

Le Coq Sportif connaît son repreneur : l'offre du franco-suisse Dan Mamane a été retenue vendredi 4 juillet face à celle portée par le milliardaire Xavier Niel et le judoka Teddy Riner. L'équipementier sportif doit bénéficier d'un apport de 70 millions d'euros et conservera environ deux tiers de ses effectifs.

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Usine de Romilly-sur-Seine Coq Sportif
201 emplois sur un peu plus de 300 vont être sauvegardés par cette offre de reprise, dont la totalité des emplois industriels du site de Romilly-sur-Seine (Aube).

Rare exemple de relocalisation dans le secteur textile, Le Coq Sportif a trouvé repreneur vendredi 4 juillet. L’offre portée par l’homme d’affaires franco-suisse Dan Mamane a été retenue pour l’équipementier sportif, placé en redressement judiciaire depuis novembre 2024. «C’est l’offre qui, avec l'apport de 70 millions d’euros, était la plus ambitieuse sur le plan industriel, avec une stratégie qui capitalise sur l’ADN et le savoir-faire français du Coq Sportif», salue Bercy.

201 emplois sauvegardés

La reprise ne se fait néanmoins pas sans réduction des effectifs. 201 emplois directs seront conservés, dont l’ensemble des postes industriels sur le site de Romilly-sur-Seine (Aube), ce qui représente environ deux tiers des plus de 300 emplois. «C’est une marque emblématique du sport français et une entreprise industrielle qui produit en France, elle a désormais un nouvel avenir.», a réagi le ministre de l’Économie Eric Lombard, «je lui souhaite ambition et succès».

L’offre de de Dan Mamane, connu pour avoir repris puis revendu le distributeur de mobilier Conforama, a été préférée à une proposition concurrente. Celle-ci était portée notamment par la société d'investissement Neopar, le milliardaire Xavier Niel, le judoka Teddy Riner, l'actuel patron de la maison mère Airesis Marc-Henri Beausire, et la famille Camuset, fondatrice de la marque. Une semaine avant la décision, le groupement de ces derniers avançait via leurs avocats que leur offre avait été «délibérément entravée, affaiblie, puis évincée de fait du processus d’examen.»

L’élan des Jeux olympiques n’a pas suffi pour le Coq Sportif, en difficulté depuis plusieurs années. Le groupe avait été soutenu à plusieurs reprises par des aides financières, dont 30 millions d’euros de prêt garantit par l’État en 2024. Le groupe Airesis, propriétaire du groupe, avait indiqué en octobre 2024 faire face «à des tensions financières significatives, notamment en termes de trésorerie» et «mandater une banque d'affaires pour l'assister dans la recherche de solutions de financement adaptées», avant de se placer en redressement judiciaire.

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