La SNCF mettra son train à batteries sur les rails de cinq régions françaises en décembre 2024

Alstom et SNCF Voyageurs ont présenté leur première rame de train à batteries à Clermont-Ferrand ce mercredi 18 octobre. Ces trains, dont la mise en service expérimentale au sein de cinq régions est prévue en décembre 2024, devraient émettre 85% de CO² de moins par rapport à un train diesel.

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Train à batterie de la SNCF
Le lancement du train bi-mode s'inscrit dans l'objectif de la SNCF de réduction de 50% de ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2015.

Un petit pas de plus pour la décarbonation ferroviaire. Le transporteur SNCF Voyageur et le constructeur Alstom ont dévoilé leur première rame de train à batteries à l’occasion des Rencontres nationales du transport public à Clermont-Ferrand ce mercredi 18 octobre. Avec une autonomie de 80 kilomètres, les batteries serviront à prendre le relais des caténaires afin de tracter les trains régionaux dans les zones non électrifiées du réseau. Alstom promet que ces rames à batterie devraient ainsi réduire de 85% les émissions de CO² par rapport à un train diesel.

Concrètement, le constructeur transforme des rames bi-modes caténaire-thermique en caténaire-batterie. Les batteries au lithium rechargeables, positionnées sous le châssis des rames, remplacent les moteurs diesel. Un convertisseur, un refroidisseur ainsi qu’un coffre intégrant des logiciels de gestion de l’activité des batteries seront également ajoutés.

Mise en service commercial en décembre 2024

Alstom vient de sortir sa première rame de son usine de Crespin (Nord) durant l’été pour une mise au point statique et dynamique jusqu’à 60 km/h. Elle a désormais rejoint les 12 kilomètres de voies d’essai de Bar-le-Duc (Meuse) afin de tester le mode de traction à batterie à une vitesse de 160 km/h – sa vitesse de pointe.

Cinq rames doivent entrer en service commercial à partir de décembre 2024 dans cinq régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. «La moitié des voies seulement sont électrifiées dans ma région», justifie Frédéric Aguilera, vice-président délégué aux transports de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui s’est jointe à l’expérimentation. «Si nous devions toutes les doter de caténaires, cela nous coûterait beaucoup plus cher que de se lancer sur les batteries.» Alstom a identifié 300 rames présentes sur le réseau qui seraient éligibles à cette transformation.

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