Michelin débute les négociations à Cholet et Vannes, 15% des salariés veulent rester dans le groupe

La direction de Michelin a fait un point d’étape, jeudi 5 décembre, à Clermont-Ferrand, sur l’accompagnement des salariés après l’annonce de la fermeture des sites de Cholet (Maine-et-Loire) et de Vannes (Morbihan). Si «100% auront retrouvé une solution à l’issue du plan», les candidats à la mobilité interne sont plus nombreux que prévu par l'entreprise.

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Michelin Roanne
Le 5 décembre s'est tenu un premier point d’étape sur l’accompagnement des salariés des sites de Michelin à Vannes et Cholet voués à la fermeture.

À quelle sauce les 1254 salariés concernés par la fermeture définitive des sites Michelin de Vannes (Morbihan) et Cholet (Maine-et-Loire) vont-ils être mangés ? Depuis que le couperet est tombé le 5 novembre dernier, un premier CSCE s’est tenu les 13 et 15 novembre «chargé en émotion», selon la direction, suivi d’une «réunion d’accord de méthode», les 4 et 5 décembre. Ces deux réunions ont déjà permis de «présenter les premières mesures de reclassements et le calendrier» avant la fermeture définitive des deux sites, a précisé Alain Robbe, directeur des relations sociales Michelin France.

Comme lors les précédents plans mis en œuvre par Michelin, notamment à la Roche-sur-Yon, les salariés auront trois choix face à eux : rester dans l’entreprise et choisir la mobilité interne vers d’autres sites (Clermont-Ferrand, Bourges ou autres) ; suivre une reconversion professionnelle ; ou pour ceux qui le peuvent, partir à la retraite.

«Il y a une vraie volonté de rester dans l’entreprise»

À l’issue des premiers entretiens individuels, environ 15% des personnes seraient intéressées par de la mobilité interne. «C’est bien plus important que d’habitude. Il y a une vraie volonté de rester dans l’entreprise. D’autant qu’à Cholet ce sont souvent des salariés qui ont déjà connu une première mutation», souligne la direction, plutôt habituée à des taux de 3 à 4%. Les potentiels départs à la retraite concerneraient «5 à 10% du personnel». Reste le gros des troupes qui bénéficieraient de mesures d’accompagnement vers une reconversion professionnelle. «Nous sommes encore dans la négociation, mais un agent de 45 ans qui a 20 ans d’ancienneté dans l’entreprise, à 30000 euros annuels, pourrait partir avec 2,4années de salaire. Pour une personne de 40 ans, avec 15 ans d’ancienneté, à 40000 euros annuels, les indemnités s’élèveraient à 1,8année de salaire. Ce serait une base de départ qui pourra être améliorée par d’autres dispositifs», assure Alain Robbe.

Côté agenda, les négociations débuteront réellement les 17 et 18 décembre et s’échelonneront jusqu’à début mars. Elles seront ensuite présentées lors d’un nouveau CSEC le 24 mars. La production deux sites devraient s’arrêter à l’été 2025 pour une fermeture définitive à l’été 2026. «100% de nos salariés savent que nous les accompagnerons jusqu’à ce qu’ils aient tous trouvé une solution au terme du plan», maintient Pierre-Alexandre Anstett, directeur du personnel Michelin France. Au total, 955 salariés à Cholet et 299 à Vannes sont concernés.

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