Asteelflash planifie la fermeture de son site vosgien de Cleurie où travaillent 96 personnes

Le groupe français de sous-traitance électronique Asteelflash, filiale du Taiwanais USI, envisage la fermeture de son site de Cleurie (Vosges), a-t-on appris de source syndicale, le 10 juin. L’arrêt de l’usine entraînerait la suppression de 96 emplois.

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Asteelflash
Le groupe français Asteelflash totalise 18 sites de fabrication dans le monde et plus de 6000 collaborateurs.

Le spécialiste français de la sous-traitance électronique Asteelflash, filiale du groupe taiwanais USI coté à la bourse de Shanghaï (Chine), envisage de fermer son site de Cleurie, dans le département des Vosges. Ce projet a été annoncé aux représentants des 96 salariés, le 10 juin 2025, lors d’un comité social et économique extraordinaire. En réaction, les délégués CFDT, CFE-CGC et FO réunis en intersyndicale ont appelé les personnels à débrayer pendant une journée, le 10 juin.

«Nous ne nous attendions absolument pas à cette annonce, car notre site a retrouvé un bon niveau d’activité depuis le 1er avril 2025, après une période de six mois de chômage partiel. De plus, nos carnets de commandes sont pleins», regrette Fabienne Laheurte, déléguée syndicale CFDT.

À la recherche d'un repreneur pour le site de Cleurie

Asteelflash planifierait la fermeture du site vosgien pour le début de l’année 2026, avec un rapatriement de la production locale de cartes électroniques dans ses usines de Mercin-et-Vaux (Aisne) et Duttlenheim (Bas-Rhin). Mais avant de fermer définitivement Cleurie, le groupe qui totalise 18 sites de fabrication dans le monde et plus de 6000 collaborateurs, devra chercher un repreneur. Cette mesure issue de la loi Florange de 2014 s’impose en effet aux sociétés de plus de 1000 salariés souhaitant fermer un site industriel en France.

Selon l’intersyndicale, la direction d’Asteelflash justifie sa décision par des «impératifs de rentabilité», ainsi que par «la nécessité d’investir pour agrandir l’usine vosgienne, alors que les six autres sites français du groupe affichent des dimensions plus importantes.» Dans l’Hexagone, Asteelflash est également implanté à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), Valframbert (Orne), Langon (Ille-et-Vilaine) et Meylan (Isère).

L’usine de Cleurie avait été fondée en 1979 par l’ancien maire de la commune, Michel Thouvenin, sous le nom d’Enrulec. Spécialisé dans la fabrication de cartes électroniques pour les marchés du médical et de la sûreté-sécurité, le site avait été repris dans les années 2000 par Asteelflash, lui-même entré dans le giron du groupe taiwanais USI (Universal scientific industrial) en 2020.

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