AsteelFlash, champion français de l’électronique, passe dans l’escarcelle du taiwanais USI

Le groupe taïwanais de production électronique USI finalise le rachat du français AsteelFlash. Une opération qui vise à assurer la pérennité de l'entreprise au prix de faire perdre à la France son champion de la sous-traitance électronique.

 

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Usine Asteelflash Redon - Linky
Usine d'AsteelFlash à Redon

La France perd son champion de la sous-traitance électronique : AsteelFlash. L’entreprise fondée et dirigée par Gilles Benhamou rejoint le groupe taïwanais Universal Scientific Industrial (USI) coté à la Bourse de Shanghaï, en Chine. La transaction, annoncée en décembre 2019 à 450 millions de dollars, a été finalisée le 3 décembre 2020 pour un montant de 421,48 millions de dollars, abondée de 42,81 millions de dollars à la fin de 2022 en fonction de la performance financière de l'entreprise. Elle est financée à 89,6 % en numéraire et à 10,4 % en actions.

AsteelFlash conserve son entité et son management actuels. Gilles Benhamou, qui détenait 27 % du capital de l’entreprise, devient actionnaire à hauteur de 1,2 % d’USI.

Assurer la pérennité de l'entreprise

Créé en 1999, AsteelFlash est présenté comme un modèle de développement en Europe dans les prestations de fabrication électronique, un marché dominé par des géants mondiaux tels que les taïwanais Foxconn, Pegatron et Vistron, ou les américains Flex, Jabil et Sanmina. Avec 5 200 personnes dans le monde, dont 800 en France, 17 usines, dont six dans l’Hexagone, et un chiffre d’affaires d’environ 1 milliard de dollars en 2019, il s’impose comme le champion français et numéro deux européen de la sous-traitance électronique, derrière l’allemand Zollner.

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AsteelFlash Gilles Benhamou, PDGAsteelFlash
AsteelFlash Gilles Benhamou, PDG AsteelFlash Gilles Benhamou, PDG

Gilles Benhamou, PDG-fondateur d'AsteelFlash (Crédit photo: AsteelFlash)

A 67 ans, Gilles Benhamou veut assurer l’avenir de l’entreprise après son départ à la retraite d’ici deux ans. " A mon âge, il devient important d’assurer la pérennité de l’entreprise, expliquait à L’Usine Nouvelle au début du projet de rapprochement. Il n’y a pas de plan familial de succession. Avec USI comme partenaire, l’objectif est de poursuivre et d’accélérer la croissance. Je voudrais voir le chiffre d’affaires doubler avant mon départ à la retraite. " 

Faire jouer la complémentarité

Les deux groupes se targuent d’être complémentaires. AsteelFlash fabrique plutôt des petites et moyennes séries dans des usines en Europe, en Tunisie et en Amérique du Nord. USI offre ses services jusqu’aux grandes séries avec des usines principalement en Asie. Ensemble, ils forment un groupe de 24 000 personnes, 7 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 27 usines réparties dans 10 pays.

" Il s'agit d'une nouvelle étape importante pour Asteelflash et nous sommes ravis de rejoindre la famille USI, se félicite Gilles Benhamou dans le communiqué officiel d’USI. Le savoir-faire respectif d'USI et d'Asteelflash nous aidera à grandir ensemble, en étant plus influents sur un marché de plus en plus concurrentiel. Ensemble, nous élargirons nos capacités, nos ressources, et l'expertise pour créer de nouvelles opportunités et répondre aux besoins les plus stricts de nos clients avec le plus haut niveau de qualité. "

AllCircuits devient le nouveau champion français de la sous-traitance électronique devant Eolane, Lacroix Electronics et Cofidur.

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