La région Île-de-France va casser sa tirelire pour pallier les effets de la crise sanitaire et sa présidente, Valérie Pécresse, a présenté dans la matinée du 28 mai un plan de relance d’un montant de 1,3 milliard d’euros. Ce dernier bénéficiera principalement aux entreprises mais permettra aussi de faciliter le retour à l’emploi, de soutenir le pouvoir d’achat des Franciliens et il comprend, enfin un volet écologique.
"C'est grâce à quatre années de bonne gestion que nous disposons aujourd’hui d’une marge de manœuvre qui va nous permettre d’être des amortisseurs de la crise", a indiqué Valérie Pécresse. Ce programme sera financé à hauteur de 698 millions d’euros par le redéploiement de crédits non-utilisés en raison de l’arrêt des activités et, pour le reste (592 millions d’euros), par l’emprunt.
"Ce plan qui sera voté le 11 juin par le conseil régional n’est que l’acteI du plan de relance régional. Il ne concerne que la seule année 2020 et nous présenterons en septembre un plan pluriannuel plus important", a précisé Valérie Pécresse.
506 millions d’euros en soutien aux PME et TPE

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Le principal axe du plan concerne l’aide aux entreprises et à l’innovation qui se voit doter d’une enveloppe de 640 millions d’euros. 506 millions d’euros seront dévolus pour soutenir les PME et TPE. Deux mesures sont mises en place : d’abord un prêt rebond à taux zéro allant jusqu’à 300 000 euros sur une durée maximale de sept ans avec un différé de remboursement de deux ans ; ensuite, la création d’un fonds résilience. "Ce fonds constituera le dernier filet de sécurité pour ceux qui n’ont pas eu leur prêt bancaire ou n’ont pas reçu d’aide de l’Etat. Il s’adresse aux indépendants, aux libéraux et à toute structure de moins de 20 salariés", a expliqué Valérie Pécresse.
La région va parallèlement dépenser 24 millions d'euros qui serviront en premier lieu à aider les entreprises à transformer leur outil de production pour concourir à la sécurisation des approvisionnements stratégiques dont l’Île-de-France a besoin. En second lieu, cette enveloppe aidera les entreprises qui souhaitent relocaliser leur production dans la région.
Quelque 70 millions d'euros sont par ailleurs mis en réserve pour soutenir les filières stratégiques franciliennes : les industries de santé, l’automobile, l’aéronautique, la construction durable, le numérique et la cybersécurité. "Si nous sommes appelés en soutien par ces filières nous aurons ainsi les moyens d’intervenir. Mais toute aide sera conditionnée au maintien ou à la création d’emplois en Île-de-France", a insisté Valérie Pécresse.
Dans ce vaste programme, 15 millions d’euros sont encore dédiés au secteur du tourisme avec notamment pour objectif de permettre l’équipement et l’aménagement des lieux touristiques en vue de leur réouverture. Sont également prévus 9 millions d'euros pour réaliser des preuves de concept de solutions innovantes "avec l’idée de dépolluer la logistique et de la rendre silencieuse".
Devant la crainte de voir s’accroître le nombre de chômeurs et pour faciliter leur retour à l’emploi, la région réserve également 230 millions d'euros pour le doublement et la modernisation de l’offre de formation.
97 millions d’euros viseront par ailleurs des actions en faveur du pouvoir d’achat, de la santé et de lutte contre la fracture sociale.
Enfin, le plan contient un volet écologique avec une enveloppe de 30 millions d’euros pour les énergies renouvelables et une autre de 70 millions d’euros pour la rénovation thermique des lycées.



