La CFE-CGC veut remettre plus de formation professionnelle dans les entreprises

La CFE-CGC critique, par la voix de son président, la tendance à l’individualisation de la formation professionnelle. Le syndicat de cadres appelle à replacer les dispositifs de formation professionnelle dans l’entreprise.

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La CFE-CGC critique la tendance à l’individualisation de la formation professionnelle.

Déjà sur la table des rencontres entre le Premier ministre, Jean Castex, et les partenaires sociaux début septembre, le sujet de la formation professionnelle continue de faire l’objet de toutes les attentions et de certaines critiques. Mardi 21 septembre, François Hommeril a d’ailleurs rappelé l’importance de cette thématique pour la CFE-CGC, à l’occasion d’une conférence de presse de rentrée à Paris.

Le président du syndicat de cadres demande à « réorienter les moyens de la formation professionnelle dans les entreprises grâce à des dispositifs dédiés». « Il n’y a que cette manière pour tirer vers le haut le parcours des individus et l’activité », a-t-il justifié.

De quoi remettre en cause la tendance à l’individualisation de la formation dont le compte personnel de formation (CPF), créé en 2015, est une des principales illustrations. La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 a accru davantage l’autonomie des salariés, en élargissant l’éventail des formations éligibles au CPF et en permettant d’y avoir recours sans autorisation. « Faire monter les salariés en compétence dans les entreprises serait un renversement de la dynamique engagée depuis 15 ans », a reconnu le président du syndicat.

« Désescalade qualitative des formations »

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Pour François Hommeril, il s’agit cependant d’une nécessité dans la mesure où « l’individualisation des droits » s’est accompagnée d’une « déqualification et d’une désescalade qualitative des formations ». « Il faut accepter que l’individualisation des droits et la sortie des dispositifs de formation de l’entreprise n’ont pas produit de valeur économique et sociale », a-t-il asséné.

Pour lui, le « surinvestissement sur le CPF » n’a pas non plus suffi à prouver son efficacité. « On n’a jamais évalué le résultat de cette politique », a-t-il regretté. Pour répondre en partie à ce problème, les partenaires sociaux ont engagé avant l’été des discussions sur une évaluation de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » afin de l’améliorer.

La formation professionnelle au menu de l’UE ?

Alors que la France assurera la présidence du Conseil de l’Union européenne du 1er janvier au 30 juin 2022, François Hommeril espère désormais que l’idée d’un « CPF européen » ne sera pas abordée. « Il y a quelque temps, le sujet de la formation professionnelle s’est invité dans le débat, avec une possibilité de voir une version du CPF pour l’ensemble des pays européens », a-t-il expliqué.

« Si on pouvait laisser cette question de côté, ce serait une bonne chose pour nos compatriotes européens. On ne va quand même pas exporter ce que l'on a mal fait… ». Le président de la CFE-CGC n'est décidément pas convaincu par la dernière réforme de la formation professionnelle.

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