Vous êtes à la recherche d’un nouveau site industriel ? Voici qui devrait vous aider. La Banque des territoires et le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) mettent en ligne, le 17 avril, «France Foncier+», un outil numérique de recherche de foncier industriel. A son lancement, le portail ouvert à tous recense 620 sites industriels potentiels, en France métropolitaine et ultramarine, et devrait encore s’étoffer.
Celui-ci propose une recherche géographique, mais aussi via différents filtres plutôt ergonomiques. Surface, constructibilité, accès aux réseaux de transport, infrastructures énergétiques, aides disponibles sur le territoire… Chaque site est précisément caractérisé afin de faciliter les recherches, «dans une phase de réindustrialisation et de zéro artificialisation nette», rappelle Olivier Sichel, directeur de la Banque des territoires. Le portail se base largement sur «l'expertise dans le foncier» du Cerema, ajoute-t-il.
Une version en anglais pour favoriser les investissements étrangers
Sont par exemple recensés 566 sites destinés à l’industrie, 423 à la logistique. 538 sites sont disponibles «immédiatement» et 76 sont situés à proximité d’un port maritime ou fluvial. A son lancement, le portail rassemble plus de 6000 hectares de foncier disponible. «La première information qui apparait sur la page d’un site est le contact de l’entité qui gère sa commercialisation, précise Olivier Sichel. Nous faisons uniquement la mise en relation.»
Alimenté par les Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), le portail recense «exclusivement des surfaces publiques», note le directeur. «A terme, si le gouvernement le souhaite et que l’outil est un succès, nous pourrons y ajouter les disponibilités privées, envisage-t-il. Mais à part ceux des grands industriels, les terrains sont en majorité publics.»
Parvenir à un outil national, dans un contexte où le marketing territorial fait rage, a nécessité de nombreuses discussions avec les présidents de Régions confie le patron de la Banque des territoires : «Cela a pris un peu de temps, mais à la fin tout le monde a vu l'intérêt de jouer collectif, car nous sommes aussi en concurrence avec la Belgique ou l'Allemagne.» Une version en anglais, financée par Business France, devrait aussi d'ailleurs être mise en ligne d’ici au début de l’été pour favoriser l'accueil des investissements étrangers.



