L'OCDE se veut optimiste pour l’économie mondiale

L’OCDE prévoit une croissance de 4,5 % du PIB mondial en 2021, avant 3,5 % en 2022

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L'OCDE estime que l'économie pourrait rebondir plus fort dés que les restrictions à la mobilité seront levées

L’économie mondiale n’a pas encore atteint le bout du tunnel. Mais elle entrevoit désormais la sortie.  "L’économie globale se présente désormais sous un jour légèrement meilleur", pointe Laurence Boone, la chef économiste de l’OCDE. L’arrivée de plusieurs vaccins en fin de leurs essais cliniques explique en grande partie cet optimisme même si les mesures barrières devraient continuer à s’appliquer en 2021, le temps du déploiement progressif de campagnes de vaccination.

Efforts décisifs des ETats 

Selon l’OCDE, après une chute de 4,2 % en 2020, l’économie mondiale devrait rebondir avec une croissance de 4,5 % en 2021 puis 3,5 % en 2022. Même si l’OCDE met en avant son "optimisme", ses prévisions ne sont pas très différentes de celles du FMI de mi-octobre et de ses propres prévisions de la fin de l’été. L’activité mondiale devrait ainsi être revenir fin 2021 à son niveau de fin 2019.

Les incertitudes ne sont certes pas toutes levées. Mais l’OCDE estime que les énormes plans de relance et les aides d’urgences mis en place par les Etats devraient permettre un rebond plus rapide une fois les restrictions à la mobilité levées. "L'allègement fiscal exceptionnel fourni tout au long de 2020 - et nécessaire au-delà - sera très rentable", pointe Laurence Boone. La hausse du chômage a été amortie par les dispositifs de chômage partiel mis en place par bon nombre de pays occidentaux, les défaillances ont été aussi limitées par l’afflux de liquidité vers les entreprises. La levée des incertitudes devrait libérer l’énorme épargne accumulée pour relancer la consommation et les investissements.

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L'Europe à la traîne

La reprise devrait toutefois être inégale dans le monde. A ce jeu, ce sont les Etats-Unis et l’Europe surtout qui devraient sortir perdants. L’OCDE table sur une reprise en Europe de 3,5 % puis 2 % en 2021 et 2022, après une chute de 5,4 % en 2020. La France ne retrouverait que fin 2022 son niveau d’activité d’avant crise, avec + 6 % de hausse du PIB en 2021 puis 3,3 % en 2022. Le rebond serait encore plus lent en Italie et en Grande-Bretagne. L’activité devrait rester en 2022 bien en deçà des prévisions d’avant la crise, "ce qui fait craindre des coûts permanents substantiels de la pandémie".

Pour l’OCDE, le moment n’est donc pas venu de réduire le soutien public à l’économie. L'organisation estime " crucial que les pouvoirs publics continuent à maintenir en vie les secteurs, les entreprises et les emplois". L’augmentation de la dette publique est secondaire. " Les coûts de l’endettement sont à des niveaux extrêmement bas", pointe Laurence Boone qui appelle toutefois les Etats à investir en priorité là où l’argent public est le plus efficace, pour l’éducation et pour la fourniture de biens essentiels.

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