Qui arrêtera la folle course de l'impression 3D ? Grâce à cette technique de fabrication additive, des bricoleurs de tous horizons sont déjà parvenus à fabriquer des toilettes mobiles, des cœurs artificiels, des steaks végans, des lotissements entiers et même bientôt... Un barrage hydroélectrique. Erigé à Yangqu (Chine), cet ouvrage de 180 mètres de haut devrait ainsi décrocher la palme de la plus grande construction jamais imprimée en 3D, un record détenu pour l'instant par un immeuble de bureaux situé à Dubaï (Emirats arabes unis). La centrale attenante devrait être opérationnelle d'ici à 2024 et fournir ensuite environ 5 TWh d'électricité par an.
Un géant de l'énergie
Un chantier d'une telle envergure mobilise habituellement plusieurs centaines d'employés, soumis à un exercice physique éreintant. Sûrement plus par souci d'économie plus que par bonté humaine, les responsables du barrage chinois ont quant à eux décidé de dire adieu à la main-d'œuvre, pour se reposer exclusivement sur des robots. Complètement autonomes, diverses machines formeront la structure couche par couche selon un système de planification dopé à l'intelligence artificielle et testeront la solidité de la structure à chaque étape du processus. Les travaux progresseront ainsi jour et nuit, sans interruption.
Avec ce projet, la Chine confirme son statut de géant dans l'impression 3D comme sa place de leader dans l'énergie. A lui seul, le pays assure 31% de la production mondiale d'hydroélectricité, grâce à ses centrales gigantesques. Avec une capacité de 103,6 TWh (soit environ un quart de la consommation de la France), celle située sur le barrage des Trois-Gorges est d'ailleurs la plus puissante jamais construite.




