L'Europe veut ses processeurs de calcul intensif

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L'accélérateur de calcul EPAC développé en Europe par le consortium EPI
L'Europe vise l’indépendance dans les deux processeurs de supercalculateurs : le processeur central et l’accélérateur de calcul.

Le projet européen EPI (European processor initiative), qui se termine en novembre, est prolongé de trois ans, avec un budget de 70 millions d’euros. L’objectif est de donner à l’Europe son indépendance dans les processeurs de supercalculateurs exaflopiques, qui commenceront à l’équiper à partir de 2023 dans le cadre de l’initiative EuroHPC.

Lancé en décembre 2018 avec un budget de 80 millions d’euros sur trois ans, EPI mobilise 28 partenaires de dix pays européens, dont sept français : Atos, le CEA, Genci, Kalray, ProvenRun, Menta et SiPearl. Il est coordonné par Atos, seul constructeur européen de supercalculateurs. Alors que la Chine et le Japon ont déjà développé leurs propres processeurs de supercalculateurs, l’Europe dépend toujours dans ce domaine stratégique de fournisseurs américains tels Intel, AMD et Nvidia.

Elle vise l’indépendance dans les deux processeurs de supercalculateurs. Pour le processeur central, le consortium EPI a passé le relais à la start-up SiPearl, qui prévoit de commercialiser son premier produit en 2022. Le développement de l’accélérateur de calcul se poursuit au sein d’EPI. La société espagnole SemiDynamic, qui participe au consortium, pourrait se charger de son industrialisation dans trois ans.

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Vous lisez un article publié dans L'Usine Nouvelle n°3699 de novembre 2021

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