La France veut devenir autosuffisante en masques sanitaires (chirurgicaux, FFP2, FFP3) d’ici la fin de l’année 2020. Les quatre producteurs français existants (Kolmi-Hopen, Paul Boye Technologies,Valmy, Macopharma) ont considérablement augmenté leur production depuis le début de la crise, passant de 3,5 millions d’unités produites par semaine à 10 millions. L’objectif est d’atteindre 20 millions de masques produits fin mai, puis 40 millions fin octobre (soit à peu près la consommation de masques par les personnels soignants français). De nouveaux acteurs vont produire ces masques médicaux : Brocéliande, Savoy, BB Distrib, Bio Serenity et Chargeurs.
Pénurie de matière première
Mais il ne suffit pas de disposer d’unités de fabrication pour être indépendant, il faut aussi assurer son approvisionnement en matière première. En particulier le matériau qui donne au masque ses propriétés de filtration, le meltblown (textile non tissé issu de l’extrusion-soufflage). La France ne possède pour l’heure qu’une seule unité de production de ce matériau, celle du géant américain Berry, dont la filiale Fiberweb est située à Biesheim (Haut-Rhin). Celui-ci a annoncé la création d’une nouvelle ligne de production en France d’ici août afin de tripler sa production pour répondre à une demande croissante. Mais elle ne couvrira pas à elle seule les besoins de l’ensemble des producteurs de marques français. Partout dans le monde, le meltblown est une denrée rare.
Jusqu'à 40 millions d'euros pour créer des nouvelles lignes de production

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Trim 4 2025
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Le ministère de l'Economie lance donc un appel à manifestation d’intérêt pour la création de nouvelles unités de production de meltblown en France, ainsi que d’unités de fabrication de membranes par électrofilage (procédé d’electrospinning). Il ouvre aussi la porte à des unités de production de matériaux innovants pouvant se substituer à ce meltblown. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 30 juin pour participer à l’appel à projets (en se connectant à cette adresse). La pertinence des projets sera ensuite évaluée puis un plan sera mis en place pour "définir des mécanismes de soutien à même d’assurer l’émergence d’un marché pérenne".
Les investissements nécessaires à la création de ces nouvelles unités de production pourront alors être subventionnés à hauteur de 30% par l’Etat. Bercy prévoit une enveloppe de 40 millions d’euros pour soutenir les différents projets qui pourraient émerger.



