Près de 12 000 dollars pour un conteneur de 40 pieds entre Shanghai et Rotterdam en juillet, contre 2 000 un an plus tôt. Pour l’assureur-crédit Euler Hermes, l’envol des coûts du commerce international ne devrait pas retomber avant la mi-2022. Une partie est structurelle.
« L’e-commerce modifie le contenu des conteneurs. Il y a plus de biens finis, le “pricing power” des armateurs se trouve renforcé », estime Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes et d’Allianz, qui pointe aussi le déficit d’investissement dans les infrastructures ces dernières années et les montants qui devront être engagés pour décarboner le transport maritime. Les industriels européens seront à court terme les plus pénalisés. Ils ont recommencé à stocker plus tard que l’Asie et les États-Unis, au moment où les prix s’emballaient déjà.




