De plus en plus puissants et de plus en plus énergivores… Portés par l’intelligence artificielle, les datacenters devraient «plus que doubler» leur consommation électrique d’ici à 2030, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). En 2024, celle-ci représentait 1,5% de l’électricité mondiale.
En 2030, cette part devrait passer à 3%, avec des besoins estimés à 945 térawattheures. Soit à peu près autant que la consommation actuelle du Japon. À la fin de la décennie, les datacenters devraient ainsi consommer plus d’électricité aux États-Unis que toutes les usines électro-intensives réunies, que ce soit pour fabriquer de l’acier, de l’alu, de la chimie ou du ciment. En parallèle, les émissions de CO2 liées à cette course aux serveurs de données vont augmenter, prédit l’AIE, car les énergies renouvelables ne devraient couvrir qu’environ la moitié de leurs besoins d’électricité au niveau global.
La très forte concentration des datacenters à l’échelle mondiale pose aussi des défis de sécurité énergétique. Les serveurs absorbent déjà 25% de l’électricité produite en Virginie du Nord, la plus grosse concentration mondiale de capacités de calcul, et 20% en Irlande. Selon l’AIE, près de 20% des projets de construction de datacenters pourraient être retardés par des goulots d’étranglement au niveau local. Il faut déjà compter sept ans pour raccorder de nouveaux serveurs en Virginie et Dublin a imposé un moratoire jusqu’en 2030.
Source : AIE
Source : AIE 
Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3743 - Juin 2025



