General Electric est à la conquête des mers en eaux profondes pour capter l’énergie du vent. Le géant américain vient de dévoiler le concept d’une éolienne flottante de 12 MW, déclinaison de l’éolienne offshore Haliade-X. A travers ce projet, General Electric cherche à s’implanter dans des endroits jusqu’à présent inaccessibles pour les éoliennes offshores traditionnelles, posées sur des eaux peu profondes. En 2016, l’entreprise révélait déjà ses ambitions de maîtriser cette technologie en s’alliant avec Naval Group (ex DCNS) pour concevoir une éolienne flottante au-delà de 200 mètres de profondeur.
Production d'électricité estimée à 67 GWh par an
Cette éolienne flottante de 12 MW a été développée en partenariat avec Glosten, une entreprise américaine spécialisée dans l’architecture maritime. D’une hauteur de 260 mètres, elle pourrait fournir 67 gigawattheures d'électricité par an, soit la consommation de 16 000 foyers américains. Le projet d’un montant de 4 millions de dollars sur deux ans ambitionne à terme de pouvoir coloniser la côte ouest des Etats-Unis qui plonge rapidement en eau profonde. Actuellement la plupart des parcs éoliens offshores bordent les eaux peu profondes comme sur la côte est des Etats-Unis ou en mer du Nord en Europe. Par ailleurs, ces installations permettraient de s’éloigner du rivage pour accéder à des vents plus puissants, tout en diminuant la pollution visuelle pour les riverains.
Le projet représente encore un défi technique de taille pour les équipes de General Electric. «Construire une éolienne flottante, c'est comme mettre un bus sur un grand poteau et le maintenir debout, flottant et stable quelles que soient les conditions auxquelles il est confronté», explique Rogier Blom, ingénieur à GE Global Research, la division de recherche et développement de General Electric.

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General Electric Ci-dessus, aperçu de l'éolienne flottante de General Electric. Crédit image : Glosten.
Bien que flottante l'éolienne sera néanmoins ancrée au fond de l'océan grâce à des "tendons actifs" permettant de surfer sur de grosses vagues et de réduire l'ampleur de la charge mécanique globale. L'entreprise n'a cependant pas communiqué à quelle date ce projet pourrait voir le jour, en révélant qu'«une armada flottante de parcs éoliens en mer fournissant de l'énergie aux villes américaines est encore loin».
L’éolien flottant émerge peu à peu dans le monde
Pourtant d'autres projets se sont concrétisés ces quatre dernières années à travers le monde. En 2017 le groupe pétrolier norvégien Statoil annonçait avoir mis en service la toute première éolienne flottante au monde, HyWind. Ces éoliennes installées à 120 mètres au dessus du fond marin peuvent aller jusqu'à 800 mètres. Actuellement, les éoliennes offshores sont positionnées à moins d'une centaine de mètres de profondeur et ce constat s'observe également pour les premières éoliennes flottantes récemment construites. A titre d’exemples, l’éolienne flottante Hibiki au Japon se situe au-là des55 mètres de profondeur, soit autant que le projet Eolmed en mer Méditerranée auquel Total a annoncé sa participation en 2020.
En France, la première éolienne flottante, Floatgen, a été érigée en 2018 en Loire-Atlantique. Elle se trouve au-dessus de 33 mètres de profondeur et dispose d'une capacité de 2 MW.



