Sept ans après l’explosion du dieselgate, la popularité du carburant controversé touche-t-elle à sa fin ? La dégringolade a atteint un niveau inédit au troisième trimestre 2021. À l’échelle européenne, les ventes des voitures diesel ont pour la première fois été dépassées par celles des hybrides simples.
Ces véhicules, comme la Yaris de Toyota, dont la batterie se recharge pendant les phases de décélération et de freinage, représentent désormais 20,7 % des nouvelles immatriculations, contre 12,3 % au troisième trimestre 2020. Preuve que les voitures les plus polluantes perdent du terrain : la part de marché du diesel passe de 27,8 à 17,6 % et celle de l’essence de 47,6 à 39,5 %.
À l’inverse, les hybrides rechargeables et les voitures électriques s’imposent peu à peu. Elles constituent aujourd’hui respectivement 9,1 et 9,8 % des ventes, contre 5 et 4,9 % un an plus tôt. La France affiche des résultats similaires à la moyenne européenne, mais reste loin derrière les champions de la transition énergétique. Les voitures électriques ont ainsi représenté 10,2 % des ventes dans l’Hexagone au troisième trimestre 2021, contre 72 % en Norvège.


Vous lisez un article du numéro 3700 de L'Usine Nouvelle publié en décembre 2021



