Double coup du pour l'industrie papetière de Charente. Le 3 octobre prochain, le mandataire demandera devant le tribunal de commerce d’Angoulême la liquidation judiciaire de la papeterie de Saint-Michel. L’entreprise dirigée depuis 14 ans par Maxime Thiollet avait été placée en redressement le 11 avril. «Nous n’avions plus de trésorerie», rappelle le dirigeant qui, en 2022, face à la flambée du coût de l’énergie avait été obligé d’arrêter une machine qui représentait un tiers de la production.
«Avec 40000 tonnes sur 60000 tonnes, nous ne couvrions plus nos frais de fonctionnement, nous n’arrivions plus à acheter de matière première», constate le dirigeant qui espère toujours qu’un repreneur se manifeste. L’entreprise qui emploie 65 personnes affichait avant cette crise un chiffre d’affaires d’une trentaine de millions d’euros.
70 licenciements chez Lecas
À moins de dix kilomètres de là, c’est une autre fermeture qui va affecter le secteur de la papeterie charentaise. En effet, le groupe Hamelin, un des leaders dans la fabrication d’articles scolaires et de bureau, vient d’annoncer qu’il stoppait l’activité de sa filiale Lecas Industries, basée à Nersac.
«C’est une grosse surprise et un beau gâchis», déplore un des 70 salariés du site, annonçant à L'Usine Nouvelle que les négociations autour du PSE démarraient «la semaine prochaine» (à partir du 2 octobre, ndlr.) Pour justifier la fermeture, le directeur de l’usine a expliqué à nos confrères de la presse locale que le site «n’était plus rentable».
La fermeture de ces deux sites devrait intervenir d’ici fin 2024.



