Le fabricant de boîtes de vitesse automatiques Dumarey Powerglide, à Strasbourg (Bas-Rhin), devait solliciter une procédure de sauvegarde le 16 septembre prochain à la chambre commerciale du tribunal de Strasbourg. Mais c’est finalement un protocole d’accord qui a été trouvé et signé avec son principal client, l’équipementier allemand ZF.
La solution ? Un fonds de garantie de 60 millions d’euros, annoncé aux salariés lundi en réunion extraordinaire du CSE. Il devrait servir à financer des mesures sociales. La répartition de la somme entre ZF et Dumarey n’est pas connue. «Une restructuration avait déjà été évoquée en amont, et là, le conciliateur a évoqué le mot PSE. Mais nous ne savons pas combien de personnes sont concernées, s’il s’agira de licenciements contraints ou pas», souligne André Dulery, délégué CGT, membre du CSE.
Production résiduelle
Depuis le 30 août, l’entreprise a arrêté la production de la boîte huit vitesses 8HP qui équipe des BMW. Une décision liée à celle de son client, l’équipementier ZF, de retirer ses commandes à l’entreprise. Le produit représentait de 80 à 90% du chiffre d’affaires de Dumarey Powerglide.
Depuis, les salariés, qui avaient conduit une grève de deux jours en juillet, s’inquiètent pour leur avenir. «Nous conservons encore une petite production de composants pour ZF et Stellantis, mais pas de quoi rester compétitif pour une entreprise de 600 personnes», reprend André Dulery, qui anticipe de la casse sociale et souligne l’âge moyen des salariés, 52 ans. L’intersyndicale appelle les salariés à manifester au centre-ville de Strasbourg le 28 septembre.



