Y a-t-il une corrélation entre le rang obtenu dans notre classement 2022 des écoles d’ingénieurs et le salaire qu’un jeune diplômé peut espérer ? Réponse : oui et non. Le tableau ci-dessous, extrait de notre classement, permet d’en avoir une idée. Rappelons qu’il s’agit du salaire annuel brut médian (hors primes) des diplômés de l’avant-dernière promotion. Les diplômés en thèse sont exclus, mais ceux qui sont en emploi à l'étranger sont bien intégrés.
Polytechnique atteint le sommet
Deuxième en 2021 et troisième en 2020, avec respectivement un salaire médian de 49 000 et 48 000 euros, l’Ecole Polytechnique décroche cette année la médaille d’or avec un salaire de 52 000 euros. Elle succède à une autre école de l’institut polytechnique de Paris, l’Ensae Paris, spécialisée dans les statistiques. Avec environ 88% des diplômés ayant trouvé un emploi en moins de deux mois, l'intégration des étudiants de l’X sur le marché de l’emploi est très rapide.
« Au terme de leurs études, 47% des étudiants choisissent de mener une carrière dans le secteur des affaires, 29% poursuivent des études de doctorat, 15% choisissent le secteur public et 3% créent une start-up », détaille l’école sur son site, à la suite d'une enquête réalisée sur la promotion 2018 du cycle ingénieur polytechnicien. Dans le privé, le salaire brut moyen, primes comprises, des premiers postes de la promotion, est de 59 500 euros. Pour un tiers d'entre eux, ce premier emploi se situe à l'étranger.
Des enseignements valorisés
Derrière Polytechnique, une seule autre école affiche un salaire annuel brut médian supérieur à 50 000 euros, les Ponts Paris Tech. D’après une enquête auprès de la promotion 2020, les principaux secteurs vers lesquels se dirigent les diplômés des Ponts sont la construction (28%), les télécoms et l'informatique (19%) et l'univers des banques, de l'assurance et de la finance (13%). « Ces chiffres montrent que la transition écologique et le développement durable, qui sont au cœur de notre enseignement, peuvent également être valorisés pour l’employabilité de nos étudiants », se réjouit la directrice des Ponts ParisTech, Sophie Mougard. Derrière, l’Ensae, leader en 2021, est éjectée du podium par l’ECAM-EPMI.

Ceci étant, les salaires de sortie doivent être pris avec des pincettes dans la mesure où les données sont issues des enquêtes d’insertion (déclaratives) menées par la conférence des grandes écoles (CGE) auprès des diplômés. Le nombre de répondants à cette question varie d’une école à l’autre et ne représente pas l’ensemble de la promotion. Pour arriver aux chiffres les plus justes possibles, nous avons fait le choix de pondérer les salaires renseignés par le nombre de répondants pour chaque formation de l’école. Concernant l’insertion professionnelle, notre classement général se compose d’autres indicateurs, comme par exemple la part en CDI, et les élèves ayant trouvé un emploi en moins de deux mois.



