Le sommet Choose France bat son record pour sa troisième édition. Lundi 20 janvier, le président français Emmanuel Macron doit recevoir environ 150 chefs d’entreprises étrangers à Versailles (Yvelines). Un événement habituellement accompagné de multiples annonces de nouveaux contrats et d’investissements. Cette année, ils pourraient s’élever à 4 milliards d’euros selon l’Élysée.
Nouveau succès malgré les manifestations
Après une édition 2019 mitigée, marquée par la crise des gilets jaunes, le sommet Choose France dépasserait les investissements annoncés en 2018. Lors de la première édition de l’événement, 3,5 milliards d’euros d’investissements avaient été annoncés. Pour 2020, les manifestations contre la réforme des retraites n’ont pas freiné les appétits des industriels.
Dimanche 19 janvier au soir, à la veille du raout de dirigeants étrangers, le cabinet d’Emmanuel Macron s’est félicité d’un nouveau succès selon des propos rapportés par BFM Business : “Santé, transport, banque, agroalimentaire, télécoms, numérique... Il y a des annonces sur tous les territoires, dans tous les secteurs et pour tout type d'emplois."

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Décembre 2025
Indice mensuel du coût horaire du travail révisé - Salaires et charges - Tous salariés - Industrie manufacturière (NAF rév. 2 section C)base 100 en décembre 2008
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2024
Smic brut mensuel - moyenne annuelleen €/mois
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Trim 4 2025
Salaire ouvriers - Ensemble DE à RU% sur dernier mois du trimestre précédent
Les Chantiers de l’Atlantique décrochent le plus gros contrat
Le plus gros contrat du sommet Choose France 2020 revient aux Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). L’entreprise de construction maritime a reçu une commande de deux paquebots pour 2 milliards d’euros de MSC. Propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL), ces navires doivent être livrés à l’armateur italo-suisse entre 2025 et 2027.
Selon l’Élysée, le contrat va représenter 2 400 emplois pendant trois et demi. Surtout, la commande s’accompagnerait de deux protocoles d’accord pour 4 milliards d’euros d’investissements supplémentaires.
Coca-Cola va investir jusqu’à 1 milliard d’euros
De son côté, Coca-Cola a annoncé investir jusqu’à 1 milliard d’euros en France sur cinq ans avec son partenaire Coca-Cola European Partners (CCEP), premier embouteilleur indépendant des boissons Coca-Cola dans le monde. Cet investissement prévoit notamment le lancement de nouvelles boissons en France, “le développement de la capacité d’embouteillage”, “la modernisation des usines de production de CCEP” et le soutien de l’organisation des Jeux olympiques de Paris en 2024.
Parmi ce milliard d’investissement, CCEP prévoit 500 millions d’euros pour renforcer ses capacités de production et de distribution. L’usine CCEP de Socx (Nord) va ainsi bénéficier dès 2020 d’une nouvelle ligne d’embouteillage aseptique de pointe pour les marques Fuze Tea et Tropico qui enregistrent une demande croissante en France.
“Des investissements supplémentaires dans les cinq usines CCEP en France permettront également d'introduire une plus grande quantité de matériaux recyclés dans les bouteilles ou les canettes et de remplacer le plastique par le carton pour les emballages secondaires”, ajoute le groupe agroalimentaire américain qui revendique plus de 2 800 salariés en France.
L’usine AstraZeneca de Dunkerque va grandir
Autre annonce importante : celle du laboratoire pharmaceutique suédo-britannique AstraZeneca. AstraZeneca va investir environ 450 millions d'euros (500 millions de dollars) pendant cinq ans en France, dont 207 millions d'euros sur son site de Dunkerque (Nord).
30 millions d’euros pour les plateformes FedEx Express
Dans le secteur de la logistique, FedEx Express (filiale du groupe américain FedEx) a annoncé un investissement global de 30 millions d’euros en France jusqu’à l’exercice fiscal 2022. Le hub de l’entreprise à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle (Val-d’Oise) sera le principal bénéficiaire avec 20 millions d’euros pour gagner “de nouvelles installations dédiées au transport de fret lourd et des équipements de pistes aériennes”.
Les 10 millions d’euros restant iront en régions. Le site de Lille (Nord) et de Valence (Drôme) verront leurs systèmes de tri de colis transformés. FedEx Express souhaite aussi créer de nouveaux sites près de Toulouse (Haute-Garonne). Le groupe FedEx revendique 9 000 employés en France.
Nouveau centre de R&D Ericsson
Ericsson va investir mais reste discret sur le montant. L’équipementier télécoms suédois souhaite ouvrir un nouveau centre de recherche et de développement à Massy (Essonne). Le site devrait accueillir jusqu’à 300 salariés pour développer des logiciels 5G et la sécurité de la nouvelle norme de téléphonie mobile.
Becton Dickinson GRANDIT à Pont-de-Claix
Spécialisée dans le matériel médical, l’entreprise américaine Becton Dickinson va investir 176 millions d’euros sur quatre ans à Pont-de-Claix (Isère), selon le quotidien Sud Ouest. Le site, qui produit entre autres des seringues, compte déjà 1 650 collaborateurs et doit recruter 50 autres personnes en 2020.
Adecco et Manpower recrutent
Dans le secteur du recrutement, Adecco et Manpower ont annoncé des investissements. Le groupe suisse Adecco va engager 100 millions d’euros pour former 45 000 personnes en France en 2020 dont 10 000 personnes à travers des CDI intérimaires, 2 000 intérimaires à travers des dispositifs d’insertion, 27 000 intérimaires et 6 000 collaborateurs permanents. L’entreprise américaine Manpower souhaite de son côté recruter 8 000 personnes en 2020 en CDI Intérimaire mais n’a pas précisé le montant de ce projet.
GFG Alliance s’installe à Paris
Il ne s’agit pas vraiment d’un investissement industriel mais GFG Alliance a annoncé en amont de Choose France l’installation d’un siège social à Paris. Le groupe britannique spécialisé dans les métaux y installera Alvance Aluminium Group, une nouvelle verticale pour consolider ses actifs dans l’aluminium. L’entreprise n’a pas révélé de montant pour cette annonce mais elle devrait au moins apporter des revenus fiscaux à la France.



