Dans une vidéo de Sanofi visant à faire connaître son métier de pathologiste, Marion Classe passe d’un microscope à un casque de réalité augmentée, faisant pivoter avec deux manettes des images 3D de tissus humains. Une percée du digital sur la paillasse que cette médecin apprécie.
«En numérisant les lames de verre, on peut utiliser l’intelligence artificielle et réaliser des études inédites», fait valoir la directrice d’une équipe de 30 personnes (chercheurs, ingénieurs, techniciens…) spécialisée en histopathologie moléculaire et digitale. «Nous étudions les tissus pathologiques pour suivre l’évolution d’une maladie, comprendre l’action d’un médicament et identifier les patients les plus susceptibles de répondre aux traitements développés par Sanofi», décrit l’ingénieure de 40 ans, qui a fait son doctorat à l’hôpital Lariboisière (Paris) sur les cancers ORL rares.
Un sujet qui l’a motivée à retourner dans le milieu académique, après un premier poste de médecin chercheur chez Sanofi. «Mes trois années à l’institut Gustave Roussy ont été passionnantes et intenses, mais l’équilibre entre recherche, soin et enseignement n’est pas facile à trouver», se souvient celle qui a toujours aimé l’odeur des hôpitaux, où travaillait sa mère infirmière. En 2022, cette passionnée de danse – qu’elle a pratiquée jusqu’à sa grossesse, il y a quatre ans – et pianiste depuis l’enfance voit son poste actuel comme «un challenge». Et un retour à l’industrie, qu’elle décrit comme «un monde extrêmement stimulant, qui donne un but précis, pragmatique et des moyens».
L’œuvre qui la caractérise
“Le Parc”, du chorégraphe Angelin Preljocaj
«Je suis une fan de ballet.»



