Au CES 2020, moins de gadgets, plus de raison

Depuis mardi 7 janvier, des milliers de visiteurs arpentent le CES de Las Vegas (États-Unis) pour prendre le pouls de l'innovation technologique. Quel sentiment se dégage de cette édition 2020 de la grand-messe de la tech ? Notre analyse.

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CES las vegas photo d'ambiance
Dans les allées du CES 2020, mardi 7 janvier 2020.

Une heure avant l’ouverture officielle des portes du plus grand salon technologique au monde, le CES de Las Vegas (États-Unis), le public se pressait déjà dans les allées du parc des expositions. Le "go" a été donné mardi 7 janvier pour quatre jours. Il faut s’armer de patience pour circuler au sein des 250 000 mètres carrés d’exposition répartis sur quatre sites de cette ville américaine, célèbre pour sa vie nocturne et ses casinos.

Les exposants cherchent l'utilité

À l’entrée du stand du coréen LG, les visiteurs sont tous arrêtés, tête en l’air et smartphone à la main, pour photographier la gigantesque vague d’écrans ondulés qui les immerge dans une expérience visuelle et sonore. Chez Samsung aussi, difficile de se frayer un passage devant le gigantesque écran mural de 7,5 mètres de diagonale, composé de plaques de microLED et façonnable à l’envie.

CES LG écran vagueMarion Garreau
CES LG écran vague CES LG écran vague

Des constructeurs qui se livrent bataille sur les écrans 8K et enroulables, des pistes d’essais pour voir en action des droïdes de livraison et des milliers de start-up collées les unes aux autres à l’Eureka Parc, où elles exposent leurs robots et objets connectés en tout genre avec l’espoir d’être relayée et repérée par un grand groupe. Le CES 2020 tient toutes ses promesses. Ou presque. Sur la toile, certains se sont dits déçus du manque d’innovation futuriste de cette année. Signe peut-être que le CES gagne en raison ? Il semblerait qu’après des années à vouloir impressionner, les exposants veulent désormais surtout démontrer l’utilité de leurs produits.

Les "wearables" se penchent sur la santé

En mobilité par exemple, on parle moins de voiture autonome et davantage de dispositifs d’aide à la conduite. Les "wearables", ces vêtements et accessoires connectés, veulent apparaître moins comme des gadgets que comme des outils ayant un véritable impact sur la santé. Une montre connectée veut ainsi prévenir les infarctus. Le tapis de bain qui relève votre poids surveille aussi votre posture pour vous proposer des exercices, anticipant ainsi les recommandations du podologue.

Côté conférences, sept étaient par exemple labellisées “Robots for Good” (les robots pour le bien) où il est question de "robots [qui] préservent la terre", "sauvent des vies" et "sauvent les océans". Autre nouveauté : le lancement en coopération avec la Banque mondiale d’une compétition intitulée "Global Tech Challenge" pour valoriser des start-up innovantes en santé, égalité femme-homme et technologies de résilience face au changement climatique et ses catastrophes. Preuve que la raison d’être joue désormais sur le tempo de l’innovation technologique.

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