Pour les start-up industrielles, la phase d’industrialisation, qui se caractérise par un projet de démonstrateur puis par un premier site industriel, s’apparente à une « vallée de la mort ». Dès la rentrée, le gouvernement s’est montré proactif sur le sujet, avec notamment un rapport remis par la haute administration de Bercy pour alimenter son brainstorming.
L’industrialisation est périlleuse à cause d’obstacles financiers, de blocages lors de l’implantation de sites industriels et du manque d’offres de préparation à l’industrialisation, souligne la mission. Elle propose un modèle d’accompagnement qui viserait à détecter chaque année 300 à 400 projets de start-up susceptibles de produire en France en s’appuyant sur les incubateurs, les pôles de compétitivité et les filières industrielles. De quoi intéresser le gouvernement, qui voit dans ces jeunes pousses, actuellement au nombre de 1 500, des pourvoyeurs d’emplois et des vecteurs de dynamisation des territoires.

Vous lisez un article publié dans L'Usine Nouvelle n°3698 - octobre 2021



