Le bonus écologique se métamorphose. À partir du 1er juillet 2025, le dispositif pensé pour doper l’électrification du parc automobile ne sera plus financé par les caisses de l’État. Pour la première fois depuis sa naissance en 2008, ce sont les fournisseurs d’énergie qui paieront la facture par le biais de certificats d’économies d’énergie (CEE). Créé en 2005, ce système repose sur l’obligation pour les fournisseurs d’énergie (EDF, TotalEnergies, Engie… les «obligés») de financer les efforts d’efficacité énergétique.
Lancé dans une chasse aux coûts pour redresser les comptes publics, le gouvernement a systématisé ces derniers temps le recours aux CEE dans le secteur des transports. L’aide à l’achat d'utilitaires électriques pour les professionnels est financé de cette manière depuis le début de l’année 2025. Il en sera de même pour la deuxième vague du «leasing social», à partir de septembre.
Cet «outil absolument magnifique», à écouter Sylvain Waserman, le PDG de l’Ademe, a été largement critiqué par des rapports de la Cour des comptes et de l'Inspection générale des finances. Ces instances estiment notamment que son coût peut être intégralement répercuté sur la facture des consommateurs par les énergéticiens. Le gouvernement bat en brèche cette critique. «Pour être très clair, il n’y aura pas d’impact sur les factures énergétiques», assure-t-on au cabinet du ministre de l’Industrie. «Il y a un jeu d’équilibre entre les CEE. On fait des nettoyages dans les fiches pour soutenir les opérations prioritaires et les plus efficaces», comme les rénovations d’ampleur pour les ménages précaires ou le soutien à l’achat de poids lourds électriques.
«Que des gagnants, aucun perdant !»
Le gouvernement assure ainsi que le recours au mécanisme des CEE pour financer la subvention à l’achat des véhicules propre ne fait «que des gagnants, aucun perdant». Ce changement dans le mode de financement de l’aide à l’achat d’une voiture électrique neuve par un particulier se révèle sur le papier une bonne nouvelle pour les clients. L'éligibilté reste calculée selon le revenu fiscal de référence.

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Avril 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
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Février 2026
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Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
Pour les foyers les plus modestes, le montant de l'aide atteint 4200 euros, soit 200 euros de plus que dans la version du bonus écologique en vigueur au premier semestre pour les foyers les moins fortunés (déciles 1 à 5) et 1200 euros supplémentaires pour les déciles 6 à 8 (selon la composition des ménages). Les autres ménages, plus aisés, seront éligibles à une aide de 3100 euros, contre 2000 euros précédemment.
Les autres critères d’éligibilité restent inchangés : le prix du véhicule ne peut dépasser les 47000 euros, son poids ne peut excéder 2,4 tonnes et il doit respecter le score environnemental minimal en vigueur (pensé pour favoriser les véhicules fabriqués en Europe). Les arrêtés précisant la fin du bonus écologique dans sa forme actuelle et les modalités de sa nouvelle mouture doivent être publiés au Journal officiel au cours du week-end précédent son entrée en vigueur, le 1er juillet. A noter que ces aides seront cumulables avec les 310 euros de subvention sur l’achat d’une voiture à un particulier en vigueur depuis le début de l'année et elles aussi financées par des CEE.
500 millions d’euros d’aide au premier semestre
Les ministères de l’Écologie et de l’Industrie précisent que l’ensemble des crédits budgétaires pour le premier semestre (500 millions d’euros) ont été «entièrement consommés» et s’attendent à un montant comptable pour la seconde partie de l’année. Depuis 2020, plus de 850000 véhicules ont été bonifiés, ce qui représente un effort budgétaire de cinq milliards d’euros, précise-t-on dans les ministères.
Cette solution créative mise en place par le gouvernement permettra-t-elle de donner un «coup de pouce» à la motorisation électrique ? Les ventes de véhicules électriques ont représenté 17,8% des immatriculations sur les cinq premiers mois de l’année, soit une augmentation de 0,2% dans le mix. Dans un marché atone, les volumes sont toutefois en nette baisse de près de 10000 unités, avec 119 475 immatriculation de voitures particulières à batterie entre janvier en mai.



