Budget public contraint oblige, le gouvernement a réduit la voilure sur les aides à l’achat de véhicules propres. Et le prochain leasing social ne sera ouvert qu’en septembre 2025. Il a néanmoins ouvert la porte à un nouveau dispositif de financement, les certificats d’économies d’énergie ou CEE. Créé en 2005, il impose aux acteurs obligés, principalement vendeurs d’énergie, un objectif d'économies d'énergie à atteindre sur une période définie. Il est largement utilisé pour financer des travaux de rénovation énergétique des bâtiments et d’efficacité énergétique dans l’industrie. Ils étaient très peu utilisés pour le transport, les gains purement énergétiques des véhicules à batteries étant finalement assez faibles.
Mais il n’y a pas de petites économies. Et de nouvelles fiches publiées le 30 décembre 2024 donnent une valeur en CEE à la réduction de consommation d’énergies liées aux moteurs électriques des voitures particulières, des véhicules utilitaires et des quadricycles électriques avec ou sans permis. Des CEE que les constructeurs pourront revendre aux énergéticiens qui en ont besoin pour atteindre leurs quotas. Et qui leur permettent d’appliquer des remises sur la vente ou la location de plus de 24 mois de leurs véhicules aux particuliers, aux entreprises et aux collectivités. Pour les clients particuliers, ces aides sont cumulables avec le bonus écologique, sans condition de revenus.
De 2500 à 4500 euros pour un utilitaire électrique
Les constructeurs ont décidé de prendre en charge toutes les démarches pour en bénéficier, en appliquant une réduction immédiate sur le prix. C’est le cas notamment de Renault, qui l’applique depuis le 3 mars 2025 à tous les modèles électriques de ses marques Dacia, Alpine et Mobilize. Les remises restent modestes. Elles ne sont que de 310 euros sur l’achat d’une voiture à un particulier et de 380 euros pour une flotte d’entreprise de plus de 100 véhicules. Leur usage étant plus intensif, les économies d’énergie et donc les CEE pour véhicules utilitaires sont plus élevés. Chez Renault, la remise à l’achat sera de 2540 euros pour un particulier et 3350 euros pour une entreprise. Stellantis, lui, s’est rapproché d’Engie pour faire bénéficier ses clients de primes allant de 300 à 4500 euros, quand Volkswagen a choisi de travailler avec EDF pour ses véhicules électriques de marque Volkswagen, Skoda, Audi et Cupra.



