Après le feu vert de la CNIL, l'application StopCovid pourrait être disponible dès ce week-end

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a donné son feu vert à l’application mobile de suivi des contacts StopCovid mardi 26 mai. Selon les déclarations du Secrétaire d’Etat au numérique Cedric O, l’application - qui sera portée au débat mercredi 27 mai au Parlement - pourrait être disponible dès ce week-end.

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Capture d'écran Stop Covid
Capture d'écran de l'interface de l'application stopcovid

Tout s’accélère pour StopCovid. L’application mobile de suivi des contacts, développée par l’Inria et un consortium d’entreprises françaises dans le cadre de la lutte du gouvernement contre l’épidémie de Covid-19, sera débattue au Parlement le mercredi 27 mai.

Alors que les premiers visuels de l'application ont été rendus publics, elle pourrait être disponible dans les principales bibliothèques d’applications pour smartphone dès le week-end du 30 mai, soit avant la date du 2 juin initialement prévue.

Feu vert de la CNIL, un mois après son premier avis

"Sous réserve du vote au Parlement, l'application pourrait être disponible dans les magasins d'application d'Apple et d'Android ce week-end", a ainsi estimé le Secrétaire d’Etat au numérique, Cedric O dans les colonnes du Figaro.

Cette déclaration intervient alors que la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) a donné son feu vert à l’application le 26 mai. Le gendarme numérique note à nouveau, un mois après son premier avis, que StopCovid analysera les interactions par bluetooth, sans recours à la géolocalisation, sur une base volontaire, pseudonymisée, et sans créer de fichier des personnes contaminées.

Pour prendre sa décision, la CNIL a pris en compte le fait que ses recommandations concernant "l’absence de conséquence juridique négative attachée au choix de ne pas recourir à l’application", ainsi que l'utilisation de mécanismes de sécurité plus robustes (et notamment l'utilisation d'un algorithme de chiffrement des pseudonymes des utilisateurs à l'état de l'art) ont été suivies. 

Des doutes sur l'utilité du dispositif ?

Si la CNIL note que selon les connaissances actuelles, une application de traçage peut être un outil pertinent et complémentaire aux enquêtes sanitaires manuelles, elle estime que “l’utilité réelle du dispositif devra être plus précisément étudiée après son lancement”.

Elle recommande par ailleurs de mettre en libre accès l’intégralité du code source de l’application, alors que le premier exercice de transparence concernant l'architecture du dispositif avait déçu la communauté numérique. Autant de sujets sur lesquels les débats parlementaires reviendront sûrement.

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