Amarenco inaugure la première centrale photovoltaïque hybride, flottante et terrestre, à Montpezat d’Agenais

À la fois flottante et au sol, la centrale photovoltaïque construite par Amarenco à Montpezat d’Agenais (Lot-et-Garonne), codéveloppée avec les collectivités du département, a été inaugurée le 21 septembre. Elle a nécessité un investissement de 5 millions d’euros.

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Première centrale photovoltaïque hybride de Amarenco à Montpezat d’Agenais (Lot-et-Garonne)
Centrale photovoltaïque hybride de Amarenco à Montpezat d’Agenais (Lot-et-Garonne) à la fois flottante et terrestre.

Avis aux amateurs de plats terre-mer. Amarenco a inauguré jeudi 21 septembre la première centrale photovoltaïque hybride de France, à Montpezat d’Agenais (Lot-et-Garonne), dont la construction a coûté 5 millions d’euros. Hybride, car elle est à la fois flottante et terrestre, installée sur 3 hectares d’eau et 2 hectares de terre. En service depuis avril, elle compte 10 764 panneaux et génère 6 170 MWh pour une puissance de 4,8 Mégawatts-crête (MWc), soit l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de 2 500 personnes, hors chauffage et production d’eau chaude.

Elle occupe 5 des 8 hectares d’un site industriel appartenant à l’entreprise Longhi Béton. «Cette hybridation est avant tout une affaire d’opportunité, détaille Nicolas Hauchecorne, directeur général Solar France chez Amarenco. Elle nous a permis de réhabiliter ce site, de remettre en valeur le plan d’eau et les berges. Le terrain offrait seulement la possibilité de bâtir une petite centrale au sol ou une autre flottante. En combinant les deux, nous obtenons une centrale de taille correcte au regard de nos attentes et de celles de la Société d’économie mixte(SEM) Avergies», le syndicat d’énergie qui regroupe l’ensemble des 319 communes du Lot-et-Garonne, codéveloppeur du projet.

Centrale hybride AmarencoAmarenco
Centrale hybride Amarenco Centrale hybride Amarenco

Deux autres projets en cours

La SEM et Amarenco ont chacune investi un million d’euros dans cette centrale, trois autres millions ayant été apportés par les banques. «Nous avons, comme ailleurs, de gros besoins de production d’électricité, explique Nicolas Gente, directeur de la SEM. Installer cette centrale sur ce terrain délaissé et infertile, qui n’aurait pas pu avoir d’autre fonction, est pour nous particulièrement intéressant. Nous travaillons d’ailleurs sur deux autres projets du même type, qui sont en cours de développement.»

Opportuniste, donc, le fait que la centrale de Montpezat d’Agenais soit en partie flottante pourrait bien posséder d’autres vertus, plutôt inattendues au départ. «Le recul dont nous disposons est évidemment trop court pour être formels, poursuit Nicolas Hauchecorne. Mais il semble bien que les panneaux sur l’eau soient plus performants que ceux au sol. À ce stade, nous pensons que deux effets peuvent l’expliquer: d’une part la réverbération, et d’autre part le fait que l’eau refroidisse les panneaux. Notre bureau d’études analyse toutes les données liées à cela.» Amarenco travaille par ailleurs au développement de cinq centrales flottantes qui pourraient voir le jour d’ici 2027.

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