Pour les cryptomonnaies, l'année 2021 a été celle de tous les records. En novembre, ce marché a dépassé le cap des 3000 milliards de dollars de valorisation, une somme trois fois supérieure à celle enregistrée en début d'année. Le cours de la plus célèbre d'entre elles, le Bitcoin, a grimpé jusqu'à 68 000 dollars, son pic historique. Ethereum, Dogecoin, Sandbox... Des milliers d'autres monnaies numériques attendent de connaître la même gloire, portées notamment par l'essor des NFT et du metaverse.
Verdir les cryptomonnaies
Cette ruée vers les cryptomonnaies a en partie été tirée par les investissements des fonds de capital-risque, qui ont injecté près de 30 milliards de dollars dans le secteur au cours de l'année. Plusieurs événements majeurs ont également incité les particuliers à s'intéresser de plus près au sujet. Entre autres : Elon Musk qui annonçait en février que son entreprise Tesla avait investi 1,5 milliard de dollars dans le Bitcoin ou le Salvador devenu en septembre le premier pays à faire du Bitcoin une monnaie officielle. La flambée des cryptoactifs a par ailleurs représenté une opportunité pour les entreprises françaises spécialisées dans ce domaine, à l'image de Ledger qui, en juin dernier, a levé 380 millions de dollars. Une autre pépite, Sorare, a même récolté 680 millions de dollars en septembre pour développer ses cartes de football virtuelles.
Reste une question à laquelle les cryptomonnaies n'ont toujours pas répondu en 2021 : celle de leur empreinte énergétique. Comme le souligne le projet Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index, 0,5% de l'électricité produite dans le monde est engloutie par le Bitcoin, soit plus de 125 térawattheures (TWh). A titre de comparaison, la France a consommé 538 TWh en 2019, selon RTE. Des pistes pour verdir les cryptoactifs commencent toutefois à être envisagées. Parmi elles, sécuriser le réseau en faisant appel aux gros détenteurs de la monnaie plutôt qu’à des mineurs capables de mobiliser le plus de puissance de calcul.



