Quatre ans après sa création, la société Yposkesi spécialisée dans le développement et la production de médicaments de thérapie génique et cellulaire, passe à la vitesse supérieure et lancera au printemps 2021 la construction d’une deuxième unité industrielle à proximité de la première sur le site du Genopole à Evry (Essonne).
Cette nouvelle infrastructure nécessitera un investissement de 50 millions d'euros et entraînera la création de 80 nouveaux emplois.
"Cette unité nous donnera la possibilité de poursuivre la production de lots pour les essais cliniques mais elle sera, aussi, en conformité avec les règles tant européennes qu’américaines pour la production de lots commerciaux. Pour nous il est important de pouvoir accompagner nos clients jusqu’à la production de lots commerciaux", explique Alain Lamproye, PDG d’Yposkesi.
Bio-réacteur de 1 000 litres
Cette opération va permettre d’accroître grandement les capacités industrielles de l’entreprise. Dans un nouveau bâtiment d’une superficie de 5 000 m², Yposkesi disposera de deux suites indépendantes de bio-production équipées chacune de deux bio-réacteurs de 1 000 litres alors qu’aujourd’hui son activité productive repose sur quatre suites équipées chacune d’un bio-réacteur de 200 litres.
"Une conception différente nous permettra de produire vingt lots par suite et par an contre sept à huit lots par suite dans nos installations actuelles", précise Alain Lamproye.
Le nouveau bâtiment comprendra également une zone de stockage ainsi qu’un laboratoire de contrôle de la qualité. Le chantier devrait démarrer dans quelques semaines avec une livraison prévue fin 2022. La mise en service, programmée dans le courant de l’année 2023, entraînera la création de 80 emplois s’ajoutant aux 180 salariés actuels de l’entreprise.
Chiffre d’affaire en forte hausse
Créée à l’initiative de l’AFM-Téléthon en partenariat avec le fonds d’investissement Sociétés de projets industriels, Yposkesi a repris en 2016 les actifs de Généthon Bioprod, structure dédiée à la production de vecteurs viraux pour les candidats médicaments en phase d’essais cliniques.
Depuis, l’entreprise, qui travaille aussi bien pour des grands groupes pharmaceutiques que des start up de biotechnologies, s’est fortement développée. En 2019 elle a réalisé un chiffre d’affaires de 12,3 millions d’euros. Ses revenus auraient progressé de 40 à 45 % en 2020 selon Alain Lambroye.



