Une école Centrale va ouvrir à Toulouse

Le prestigieux réseau Centrale se déploie à Toulouse avec la création d'une nouvelle école d'ingénieurs, censée accueillir ses premiers étudiants en 2025. Le réseau va également s’allier avec trois écoles d'ingénieurs de la ville rose, qui quittent le réseau INP pour créer « Centrale Toulouse Institut ». 

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L'école Centrale de Paris Saclay est l'une des cinq écoles du réseau. Celle de Toulouse sera la 6ème.

Déjà bien implanté à Paris, Lyon, Lille, Marseille et Nantes, le groupe des Écoles Centrale (GEC) se tourne à présent vers le Sud-Ouest : la ville de Toulouse devrait accueillir la 6ème école d’ingénieurs Centrale française. Fidèle à l’identité du groupe, le nouvel établissement formera des ingénieurs généralistes. Avec une première rentrée des classes prévue pour 2025, il faudra attendre 2028 pour voir apparaître des Centraliens toulousains sur le marché du travail. Outre la volonté de mailler encore un peu plus le territoire français, ce projet permet au réseau Centrale de se rapprocher de nouveaux partenaires : « Le groupe prend davantage d’ampleur, ce qui permettra de développer des liens avec de nouvelles entreprises telles que celles de l’aérospatiale, très établies dans le Sud-Ouest » envisage Gilles Fleury, délégué général du GEC. « Cependant, nous ne créons pas une école centrale spécialisée dans ce secteur. Une relation particulière pourra se nouer avec certains acteurs clés du territoire, mais nous gardons notre ADN généraliste. »

Exit Toulouse INP

La création de cette nouvelle école s’inscrit plus largement dans la transformation de Toulouse INP, qui quitte le groupe INP pour intégrer le groupe des Écoles Centrale. L’établissement fédère aujourd’hui trois écoles d’ingénieurs en interne : l'École Nationale Supérieure d'Électrotechnique, d'Électronique, d'Informatique, d'Hydraulique et des Télécommunications (INP-ENSEEIHT), l'École Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (INP-ENSAT) et l'École Nationale Supérieure des Ingénieurs en Arts Chimiques Et Technologiques (INP-ENSIACET). Ces trois écoles seront ainsi réunies avec la nouvelle Centrale Toulouse sous un même établissement, nommé Centrale Toulouse Institut. « Toutes les écoles internes auront leurs propres diplômes, leur maquette pédagogique et leur conseil, qui sera lui validé par le conseil d’administration de l’Institut, explique Gilles Fleury. Notre objectif c’est de faire encore mieux avec des économies de moyens. Par exemple, l’Institut sera chargé du secrétariat général, afin de permettre à chaque école de se focaliser sur l’enseignement et la recherche. ». Un conseil d'administration de l'INP Toulouse se tient le 22 mai prochain pour valider le projet et ses modalités.

Un pari gagnant-gagnant ?

Cette rénovation de Toulouse INP rapproche le groupe des Écoles Centrale de secteurs spécialisés, tels que l’agronomie grâce à l’ENSAT par exemple. Elle devrait de plus permettre aux étudiants de nouvelles mobilités ou la création de projets transversaux. Centrale Toulouse Institut profitera de plus du rayonnement international du réseau Centrale, qui possède des antennes en Chine, en Inde et au Maroc. Le projet, dans les cartons depuis près de 18 mois, inquiète cependant les étudiants ou enseignants de l’actuel Toulouse INP. Certains craignent une perte d’indépendance de leur école, et de se voir imposer par Centrale le contenu pédagogique ou la taille des promotions par exemple. Le directeur du GEC assure de son côté que les écoles « conserveront leur autonomie, et auront une grande liberté sur la façon d’agir. »

La prépa évolue dès 2023

Ce projet fait largement écho à Centrale Lille Institut, qui depuis 2020 réunit quatre écoles en interne : l’école Centrale de Lille, l’ITEEM (Institut technologique européen d'entrepreneuriat et de management), l’IG2I (Institut de génie informatique et industriel) et l’ENSCL (École Nationale Supérieure de Chimie de Lille). Une différence notable se dessine cependant : depuis 30 ans, l’INP Toulouse accueille chaque année des bacheliers en classe préparatoire. Le cursus en deux ans permettait jusqu’à présent d’intégrer sans concours l’une des 36 écoles d’ingénieurs du groupe INP. Avec la transformation du site de Toulouse, la prépa change elle aussi de visage : elle s’appelle désormais Prépa T² pour Prépa Toulouse Transition. Doté de 120 places dès la rentrée 2023, ce cursus va désormais donner accès aux écoles de Centrale Toulouse Institut, aux écoles du groupe Centrale, ainsi qu’à des établissements partenaires tels que l’ENAC, l’ISAE SUPAERO et l’École nationale de météorologie. À l’image des étudiants intégrant cette année la nouvelle classe préparatoire, Centrale Toulouse Institut a deux ans pour se préparer à la rentrée 2025 et affiner son organisation.

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