Avec l’extension de calcul EXA1 HE livrée par Atos, le CEA met à niveau son programme de calcul intensif EXA1, dédié à la simulation nucléaire au sein de sa branche militaire, sur le site de Bruyères-le-Châtel (Essonne). Cette extension affiche une puissance de calcul crête de 104 pétaflops (1 pétaflops vaut 1 million de milliards d’opérations en virgule flottante), portant la capacité de calcul de pointe de l’ensemble EXA1 à environ 136 pétaflops. Il s'agit donc d’un quadruplement par rapport à la capacité de la première tranche, EXA1 HF, livrée par Atos en 2021.
Désir d'acheter européen
Sa performance de calcul, selon le référentiel Linpack, est estimée à près de 60 pétaflops, ce qui la place au niveau du 15e supercalculateur du dernier Top 500, publié en novembre 2023. Depuis l’arrêt des essais nucléaires en 1996, le CEA s’appuie sur la simulation numérique par le calcul intensif pour la mise au point des armes atomiques françaises. Il en est à sa 27e acquisition dédiée à cette tâche. Depuis 2005, le CEA n’achète que des machines d’Atos, le seul constructeur européen de supercalculateurs.
L’EXA HE devient ainsi le supercalculateur le plus puissant de France. Il détrône l’Adastra, équipant le Centre national de calcul intensif de l’enseignement supérieur (Cines) à Montpellier. Construit par HPE, ce dernier affiche une puissance de calcul crête de 62 pétaflops.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3731 - Juin 2024



