Le GENCI (Grand Equipement National de Calcul Intensif) et le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) ont annoncé le 28 mars avoir retenu Eviden, du groupe Atos, pour la fourniture d’une extension au supercalculateur Jean Zay équipant l’Institut de développement et de ressources en informatique scientifique (IDRIS), le centre de calcul du CNRS à Paris-Saclay. Le montant du contrat est de 40 millions d’euros, financé dans le cadre du plan France 2030.
Construit par l’américain HPE, Jean Zay est installé en 2019 à l’IDRIS. Il affiche aujourd’hui une puissance crête de calcul de 36,85 Petaflops (1 Petaflops vaut 1 million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde), ce qui en fait le deuxième supercalculateur le plus puissant de France derrière l'Adastra construit par HPE et qui équipe le CINES (Centre informatique national de l'enseignement supérieur), le centre de calcul des universités à Montpellier. Avec l’extension fournie par Eviden, il passera à 125,9 Petaflops, ce qui représente une multiplication par un facteur 3,5 en double précision (pour le calcul intensif) et par 13 en précision réduite ou mixte (pour l’intelligence artificielle). De quoi le propulser dans le Top 15 du classement actuel des supercalculateurs les plus puissants au monde selon GENCI.
364 serveurs de calcul
L’augmentation de puissance de Jean Zay sera apportée par 14 racks de calcul BullSequana XH3000 d’Eviden intégrant 364 serveurs motorisés chacun par deux processeurs Sapphire Rapids d’Intel et quatre accélérateurs de calcul H100 de Nvidia. Une configuration qui dote le supercalculateur de capacités d’entrainement de modèles IA dits de fondation et IA générative. Cela ouvre les capacités de la machine à des applications de traitement des langues, de la vision ou de la multimodalité, ainsi que dans des domaines comme la biologie, la santé, les matériaux, les nouvelles énergies ou les mobilités décarbonées.
L’extension devrait être livrée par Eviden en avril. Elle sera disponible aux utilisateurs, chercheurs et partenaires industriels, au début de l’été 2024. Son acquisition s’inscrit dans le plan de l’Etat de développer une "IA souveraine" en France.

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