C'est un projet «pas acceptable», pour Grégory Lewandowski, coordinateur pour la CGT Thales. La direction de Thales Simulation & Training, à Terssac, près d’Albi (Tarn), aurait selon lui présenté fin 2024 un projet prévoyant de supprimer 39 emplois sur les 89 que compte le site. Ces emplois seraient délocalisés en Roumanie d’ici à la fin 2026.
Le site – ex-Gavap puis Ruag Defence France, racheté en 2022 par Thales AVS – risque ainsi de passer «sous une taille critique», alerte-t-il. Le syndicat redoute ainsi, à terme, une fermeture de l’ensemble du site, actuellement spécialisé dans l’activité de simulation des forces armées. Il produit notamment des simulations de stands de tir, aussi bien en cabines qu’en entraînements virtuels en milieu réel via des gilets munis de capteurs.
Expertise en cours
La réalisation d’une expertise est en cours, et Grégory Lewandowski évoque plusieurs pistes que le syndicat compte défendre : «faire venir de la charge et augmenter l’activité, par exemple sur l’aéronautique, Albi n’étant pas loin de Toulouse», ou encore «opérer une diversification des activités», avec un projet prospectif autour d’un gilet connecté monitorant la santé des soldats.
«Il est paradoxal d’entendre parler de souveraineté de la part de l’Etat, premier actionnaire de Thales, et d’envisager de ne pas garder sur le sol français les compétences permettant aux militaires de s’entraîner», conclut-il. Contactée pour communiquer sur ce dossier, la direction de Thales n’a pas donné suite. La prochaine réunion de la commission centrale d’anticipation avec les organisations syndicales représentatives est prévue pour le 14 mars.



