Il ne s’agit pas encore de produire de l’hydrogène directement au pied d’éoliennes en mer, comme l’envisage Siemens ou la start-up française Lhyfe. Mais la perspective n'est pas si éloignée. En Ecosse, Green Investment Group, TotalEnergies, le promoteur écossais Renewable Infrastructure Development Group (RIDG), le pétrolier Repsol Sinopec et l’énergéticien Uniper, rassemblés au sein du consortium Offshore Wind Power Limited (OWPL), étudient l’utilisation de l'énergie éolienne marine pour la production d'hydrogène vert à l'échelle industrielle, non pas sur une plateforme en mer, mais sur l'île de Flotta dans les Orcades, en Écosse.
Transition des pétroliers
Repsol Sinopec y opère depuis 1976 un terminal pétrolier et gazier. Le pétrolier, un des premiers à s’être engagé dans la voie de la neutralité carbone, pourrait ainsi verdir un peu ses activités en Mer du Nord. « Ce projet permettrait de transformer progressivement le terminal en un centre énergétique diversifié, où les opérations pétrolières et gazières conventionnelles se poursuivraient et coexisteraient avec le développement d'un avenir écologique durable à long terme pour l'installation », explique José Luis Muñoz, directeur général de Repsol Sinopec, dans un communiqué du consortium.
L’acheminement des câbles et les études géophysiques littorales ont déjà été réalisés par RIDG. Pour les opérateurs, comme TotalEnergies qui porte le projet West of Orkney, « l'hydrogène vert pourrait constituer un débouché alternatif significatif pour certains des plus grands projets éoliens offshore écossais et générer plus largement d’importants bénéfices économiques dans le contexte de la transition énergétique en mer du Nord », avance Edward Northam, directeur de Green Investment Group Europe. C’est Uniper qui opérerait l’unité de production d’hydrogène. A condition que le projet soit retenu.



