À Saint-Jean (Haute-Garonne), la PME française Tesalys conçoit des machines pour le traitement des déchets médicaux potentiellement contaminés. Ses commandes ont explosé depuis le début de l'épidémie de coronavirus. Une première machine vient d'être expédiée en Chine.
Acheminée par avion, elle doit être livrée à l'un des centres hospitaliers de la l'agglomération de Wuhan. "Nous devrions livrer entre 30 et 50 machines en Chine dans les prochains mois. Nous sommes par ailleurs très sollicités par d'autres pays asiatiques touchés par l'épidémie de coronavirus, comme la Thaïlande et le Vietnam", précise Miquel Lozano, président et co-fondateur de Tesalys.
Cette PME de 20 salariés, dont le siège est à Lyon, mais dont l'ensemble des activités est basé à Saint-Jean (Haute-Garonne), dans l'agglomération toulousaine, a mis au point une famille de machines, baptisées Steriplus, capables d'assurer l'élimination des risques biologiques à la source. La machine broie les déchets et les décontamine sur site en moins d'une heure, grâce à un traitement thermique à 135 °C. Selon les versions, les capacités de traitement varient de 20 à 100 kilos à l'heure. Destinés aux hôpitaux, cliniques, laboratoires d'analyses médicales ou de recherche, ces appareils offrent une alternative aux systèmes qui nécessitent un transport vers des centres spécialisés.
Tesalys Une progression des ventes de 30 à 50% attendue pour 2020
Depuis sa création en 2012, Tesalys totalise pas loin de 400 machines installées dans une soixantaine de pays, dont 50% sur l'Asie du Sud-Est. Plus largement, la société réalise plus de 90% de ses ventes à l'international. Pour répondre aux préoccupations spécifiques liées à la volatilité du coronavirus, la société a décidé d'implémenter dans ses machines un cycle supplémentaire de pré-décontamination. Une fonction en plus qui sécurise ses interlocuteurs. L'objectif est maintenant de faire face aux commandes. "Nous tablons sur une progression des ventes de l'ordre de 30 à 50% pour 2020", souligne Miquel Lozano.
La mise en route en 2019 d'une nouvelle unité d'assemblage de 1 500 m2 avec un investissement de 1 million d'euros devrait permettre à la PME d'envisager sereinement cette accélération. D'autant qu'elle prévoit de créer une dizaine de postes supplémentaires en 2020. "Nous avons livré une centaine de machines en 2019 et nous sommes en capacité de doubler, voire tripler notre production de machines", assure Miquel Lozano.
Tesalys a réalisé un chiffre d'affaires de 4,5 millions d'euros en 2018, contre 1,6 million d'euros en 2017.
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