Le fabricant de masques de protection Kolmi-Hopen, qui emploie 102 salariés à Saint-Barthélémy-d’Anjou, dans l’agglomération d’Angers (Maine-et-Loire), est en première ligne face au Coronavirus.
L’usine a embauché 35 salariés supplémentaires en production et logistique et ses machines tournent désormais 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. "On a multiplié notre production par cinq ou six depuis le 21 janvier, fait savoir Gérald Heuliez, le directeur général. On livre nos clients récurrents qui ont des contrats avec les hôpitaux. On livre le plus souvent, si on peut choisir, là où il y a le risque dans un hôpital, cela peut être en Italie, en Chine, en Corée…" Les prix, précise le dirigeant, sont définis par contrats, mais pour les nouveaux grossistes, ils peuvent augmenter selon des proportions non précisées.
1 million de masques par jour
Kolmi-Hopen, qui appartient au groupe canadien Medicom, est un spécialiste des produits à usage unique : sur-chaussures, charlottes et surtout masques médicaux et de protection. Elle en produit plus de 150 millions d’unités par an, principalement pour les professionnels de santé (chirurgiens, dentistes…), les patients et, de plus en plus, pour le grand public. Avec le Coronavirus, la production pourrait atteindre 500 millions de produits en 2020. Le site affiche actuellement une production d'1 million de masques par jour.
Recentrage sur les références
Le ministère de la Santé a déjà passé commande auprès des quatre fabricants français dont fait partie Kolmi. A eux quatre, ils doivent fournir près d'1,3 million de masques chaque jour pour le personnel médical français. Kolmi n’avait pas connu une telle mobilisation depuis la grippe H1N1 en 2009. L’entreprise, qui fabrique une centaine de produits différents, a donc rationalisé sa production autour de cinq références. Kolmi-Hopen a réalisé un chiffre d’affaires de 44 millions d’euros en 2019.



