Spécialisée dans le développement et la commercialisation de machines mobiles permettant la désinfection des surfaces par voies aériennes, Devea, PME basée à Grandchamps-des-Fontaines près de Nantes (Loire-Atlantique), prévoit de doubler son chiffre d’affaires en 2020.
Cette société de quatre salariés a réalisé un chiffre d’affaires d’1 million d’euros en 2019 dont 55 % à l’international. "Avec le coronavirus, la demande explose. Alors que nous sommes sur un volume de 200 à 220 machines par an, nous devrions passer à plus de 400, mentionne Jean-Marc Evanno, dirigeant fondateur de la société. Pour faire face, nous avons mobilisé tous nos sous-traitants pour qu’ils raccourcissent leurs délais. Heureusement, 90 % de nos pièces viennent d’un rayon de 150 kilomètres autour de chez nous." "On est cependant en train de s’apercevoir que certains sous-traitants, notamment dans les cartes électroniques, dépendent de pièces fabriquées en Chine", nuance le dirigeant.
Une solution simple
Devea n'est évidemment pas la seule entreprise à proposer ce type de solution. Mais si les concurrents ne manquent pas, l'entreprise affirme disposer d'un vrai avantage concurrentiel avec une solution ultra-simple et sans gaz propulseur. "Nos machines utilisent le principe de la centrifugation comme moyen de produire un brouillard extrêmement fin capable de se diffuser partout de façon homogène", explique Jean-Marc Evanno qui évoque aussi un coût bien moindre que d’autres solutions pour un résultat équivalent. Ses principaux concurrents se situent en effet "aux alentours de 60 000 euros, selon Jean-Marc Evanno, là où Devea est à 5 000 euros pour un même volume traité de 150 m3". Enfin, la société a aussi l’avantage d’avoir décroché une AMM (Autorisation de mise sur le marché).



