Présent en Chine depuis 2012 via une co-entreprise crée avec le groupe YKA, Tereos, le numéro un français du sucre a annoncé sa sortie du pays asiatique. Le groupe nordiste va céder les parts de ses activités amidonnières à son ancien partenaire, un géant singapourien spécialiste du broyage des graines oléagineuses et du raffinage d'huiles comestibles. A l'issue de l'opération de cession, YKA va récupérer les 49% du capital que deux sites de production sur le territoire chinois.
Cette opération est la première manœuvre d'envergure de la nouvelle direction de Tereos. Cette dernière, arrivée au pouvoir à la fin de l'année 2020 après deux années de tensions, s'est fixée comme objectif de réduire la dette du groupe sucrière. A la fin de l'année 2020, l'endettement de Tereos dépassait les 2,5 milliards d'euros.
Stratégie de volume vers celle de valeur
Pour cela, Gerard Clay, le nouveau président du conseil de surveillance et Philippe de Raynal, le nouveau président du directoire, entendent privilégier la stratégie de valeur à la stratégie de volume pour laquelle avait opté l'ancienne direction. La coopérative sucrière va ainsi se recentrer sur ses activités historiques telles que le sucre et l'alcool.

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
« Les activités amidonnières n'affichent pas les résultats attendus »,avaient averti les dirigeants lors de la présentation des résultats du groupe en juin dernier. Sur l'exercice 2020-2021, les ventes de la division amidon et produits sucrants du groupe s'élevaient à 1,4 milliards d'euros, en baisse de 3% sur un chiffre d'affaires total de 4,3 milliards d'euros.
Malgré ce retrait, Tereos reste encore présent dans l'amidonnerie en Asie, notamment en Indonésie, où il possède 50 % du capital de Redwood, le seul producteur d'amidon de maïs du pays.



