Spécialisé dans le traitement de surface et le revêtement des métaux à Genas (Rhône), TDS va s’équiper d’une ligne d’argentage totalement automatisée et pilotée par un logiciel de pilotage de l’ordonnancement (CATS) qui garantit la traçabilité de chaque pièce, la répétabilité du process et la qualité du dépôt.
Cette ligne, conçue et fabriquée par CMI Sleti – une entreprise implantée à Neyron (Ain) – , en remplacera deux autres et sera pleinement opérationnelle en septembre 2021. Elle représente un investissement de 2 millions d’euros, financé à hauteur de 40 % par le fonds de soutien aux investissements de modernisation de la filière automobile. Ce projet générera la création de cinq emplois. Il avait été suspendu par le premier confinement en 2020.
TDS est spécialisé dans l’étamage, le cuivrage, le nickelage et le zingage pour des applications dans l’automobile, les équipements électriques, le bâtiment, le nucléaire, le ferroviaire et le matériel médical. Avec des clients comme Bosch, Air liquide, Caterpillar, Enedis et la SNCF. La nouvelle ligne d’argentage devrait lui ouvrir de nouveaux débouchés pour des constructeurs de voitures électriques et hydrogène et les infrastructures autour de ces véhicules, connectique et chargeurs de batterie notamment. Le logiciel CATS est en cours d’installation sur les quatre lignes de production de l’usine lyonnaise.
20 % DE CROISSANCE DE CHIFFRE D’AFFAIRES
TDS peut traiter jusqu’à 60 tonnes de pièces par jour. Son chiffre d’affaires a reculé de 16 % en 2020, avec 35 salariés. Il s’élevait à 5,2 millions d’euros en 2019. La nouvelle ligne pourrait entraîner 20 % de croissance supplémentaire d’ici à 2025. TDS espère retrouver le niveau de son chiffre d’affaires 2019 dans les deux ans.
Créé en 1922, TDS (ex-Polimétal) est codirigé par deux sœurs – Nathaly Dubois et Fleur Vacheron –, les arrière-petites-filles du fondateur de l’entreprise familiale. Son siège est situé à Belmont-Tramonet (Savoie).



