Etude

[Tableau] Les entreprises industrielles françaises qui recruteront le plus en 2022 sont...

Après une année 2021 marquée par les conséquences du Covid, l'embellie se confirme sur le front de l'emploi. Selon notre étude exclusive, les 125 plus gros recruteurs de l'industrie prévoient plus de 165 000 embauches en France en 2022, soit quasiment le niveau de 2020.

Réservé aux abonnés
Louis Vuitton site de Beaulieu sur Layon
Avec 16 700 embauches prévues cette année, LVMH se positionne en tête de notre classement et témoigne de la résistance de l'industrie du luxe face à la crise sanitaire.

Optimisme ! C’est le maître mot des entreprises interrogées par L’Usine Nouvelle sur leurs prévisions d’embauches pour 2022. Les 100 plus gros recruteurs ayant répondu à notre enquête prévoient 165 000 recrutements cette année, alors qu’en 2021, ce nombre était tombé à 140 000. On retrouve quasiment le niveau d’avant-Covid, quand les 100 plus gros recruteurs envisageaient 169 000 recrutements pour 2020.

D’ailleurs, les deux tiers des entreprises interrogées (69 %) prévoient plus d’embauches en 2022 qu’en 2021. Une tendance confirmée par une note de conjoncture de l’Insee publiée mi-décembre, selon laquelle l’emploi salarié et non salarié dépassera fin juin 2022 son niveau de fin 2019 de 387 000 emplois. Avec, comme conséquence, une baisse du taux de chômage, qui devrait tomber à 7,6 % au second trimestre 2022, selon l’Insee.

En tête de notre classement : LVMH, avec 16 700 recrutements prévus (contre 9 500 l’an dernier), preuve que l’industrie du luxe a bien résisté à la crise sanitaire. Arrivant en deuxième position, la SNCF voit également le nombre de ses recrutements augmenter fortement d’une année sur l’autre : 16 000 en 2022, contre 13 200 en 2021. Elle embauchera massivement des ingénieurs et des techniciens de maintenance, mais peinera à trouver des ouvriers qualifiés ou des agents de maîtrise.

Les prévisions d'embauche 2022

Enquête réalisée par François Rousselle du 22 novembre au 10 décembre 2021, à partir d’un questionnaire élaboré par L'Usine Nouvelle et envoyé à plus de 800 entreprises - © L'Usine Nouvelle

Des postes en tension

Un quart des entreprises sondées (24,8 %) anticipent d’ailleurs des difficultés de recrutement pour plus de la moitié de leurs postes à pourvoir. Il s’agit avant tout des experts métiers (88 % des réponses), des techniciens (45 %) et des managers (44 %).

Interrogées sur les solutions qu’elles sont prêtes à mettre en œuvre pour surmonter ces difficultés, les entreprises citent en premier lieu les horaires flexibles et le télétravail. Seul un tiers d’entre elles envisage d’augmenter les salaires et un quart prévoit de verser des primes. Keyrus, société spécialisée dans le conseil et la data, joue sur tous les tableaux : elle se dit disposée à proposer des hausses de salaire, certes, mais aussi plus de flexibilité, des bonus liés à la productivité et des formations régulières. 

Enquête : François Rousselle

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
Trouvez des produits et des fournisseurs