Fin avril, la compagnie maritime britannique Lomar Shipping annonçait son partenariat avec la start-up Seabound, spécialiste de la séquestration de CO2, qui a mis en place une solution pour capturer jusqu’à 95 % des émissions de dioxyde de carbone de ses navires.
L’idée : ajouter des galets de chaux vive au niveau du pot d’échappement du moteur. Via une réaction chimique qui se produit au contact du CO2, ceux-ci se transforment en calcaire, capturant dans le même temps le dioxyde de carbone. Les galets calcifiés sont ensuite stockés à bord du navire jusqu’à son retour au port, où ils pourront être valorisés. De fait, « il n’est pas nécessaire de procéder à la séparation, à la compression ou à la liquéfaction du CO2, des étapes qui consomment beaucoup d'énergie », explique Lomar Shipping. Si la technologie n’est pas nouvelle, le projet de Seabound est le premier de ce type à être embarqué sur un navire.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3719 - Juin 2023



