Ils seront bientôt sur les routes européennes. Le groupe automobile Stellantis, né de la fusion entre le groupe PSA et Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) a annoncé mercredi 31 mars, lors d’une conférence en ligne, qu’il livrerait ses premiers fourgons Opel Vivaro, Peugeot Expert et Citroën Jumpy (tous basés sur la même plate-forme technique) roulant à l’hydrogène à la fin de l’année 2021.
Ces premiers véhicules disposeront d’une autonomie de 400 kilomètres, pour un temps de recharge de quelques minutes. Aucun détail n’a en revanche été donné sur le prix de ces utilitaires, réservés dans un premier temps au marché européen. Et pour cause : l’infrastructure de recharge pour les véhicules hydrogène reste encore très limitée. La France compte une petite trentaine de points de recharge et l’Allemagne environ 90, selon les estimations de Stellantis.
Pour proposer ces premiers véhicules, Stellantis s’est appuyé sur le savoir-faire de longue date du centre de R&D d’Opel à Russelsheim, en Allemagne. En une vingtaine d’années, ce site a développé quatre démonstrateurs roulant à l’hydrogène pour le compte de son ancien propriétaire, l’américain General Motors. Côté réservoirs, Stellantis se fournit auprès d’un des experts français, son ancien équipementier Faurecia, et s’approvisionne en piles à combustible auprès de Symbio.
Structure hybride rechargeable

- 58.7+6.53
Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
- 2168+2.94
Avril 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
- 1.2539+3.07
3 Avril 2026
Gazole France HTT€/litre
La spécificité de la solution développée par Stellantis se situe dans sa structure hybride. En cas de panne d’hydrogène, une batterie de taille conséquente prendra le relais pour permettre à ces utilitaires de parcourir jusqu’à 50 kilomètres, selon les données avancées par Stellantis. A l’image des véhicules thermiques hybrides rechargeables, les utilisateurs auront la possibilité de recharger cette batterie via une trappe située à l’avant, tandis que celle dédiée à l’hydrogène se situe à l’arrière.
Cette solution se situe ainsi à mi-chemin de la première offre développée par le concurrent Renault, qui utilisait le système hydrogène comme un prolongateur d’autonomie, et le choix de Toyota et Hyundai de ne miser que sur une architecture hydrogène pour leurs modèles particuliers. En intégrant les réservoirs au niveau du plancher et la pile à combustible à l’avant, Stellantis affirme être en mesure de conserver le volume de chargement de ses utilitaires.
Positionné plus tardivement que Renault sur l’hydrogène, Stellantis anticipe le durcissement des normes d’émissions de CO2 en Europe qui doivent aussi toucher les utilitaires. Or, ces véhicules constituent une véritable manne pour les constructeurs français, qui disposent de parts de marchés très conséquentes en Europe. A tel point que Bruxelles avait lancé une enquête approfondie avant la fusion entre PSA et Fiat, pour déterminer notamment leur poids sur le segment des petits utilitaires.



