Les difficultés rencontrées sur le marché américain ne remettent pas en cause la stratégie de fond chez Stellantis. Le constructeur franco-italo-américain, qui réalise près de la moitié de ses ventes en Amérique du Nord, a annoncé mercredi 11 septembre investir 406 millions de dollars (368 millions d’euros) pour moderniser trois des ses usines américaines.
Objectif de l’opération : soutenir sa stratégie multi-énergie, qui consiste à fabriquer sur une même ligne de production des modèles dotés de différents groupes motopropulseurs (thermique, hybride et électrique) et qui prouve être efficace dans un marché automobile incertain.
Toutes implantées dans l’État du Michigan, les usines d’assemblage de Sterling Heights et de Warren et le site d’usinage de Dundee Engine vont se partager l'enveloppe. Dans le détail, 235,5 millions de dollars seront injectés dans l’usine de Sterling Heights, qui doit produire à partir de 2025 le premier modèle électrique de la marque Ram, le 1500 REV. Stellantis assure que “l’usine Sterling Heights Assembly (SHAP) deviendra le premier site de production américain de l’entreprise à produire un véhicule entièrement électrique.”
Des investissements pour produire des Jeep et des Ram
De son côté, l’usine de pick-ups de Warren (qui va licencier près de 2500 personnes) recevra environ 97,6 millions de dollars pour la production du futur Jeep Wagoneer électrique. Les 73 millions de dollars restants seront investis sur le site de Dundee en vue d’assembler, souder et tester les supports de batteries pour la plateforme STLA Frame, et d’usiner les traverses avant et arrière pour la plateforme STLA Large, explique Stellantis, qui précise que la production de ces deux éléments démarrera respectivement en 2024 et 2026.

- 1.2539+3.07
3 Avril 2026
Gazole France HTT€/litre
- 2168+2.94
Avril 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
- 0=
Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
“Ces investissements destinés à soutenir les marques Jeep et Ram nous permettent d’apporter des innovations majeures pour notre implantation industrielle dans le Michigan et de soutenir une approche multi-énergies axée en priorité sur le client”, a déclaré Carlos Tavares, cité dans le communiqué.
Cette annonce intervient quelques semaines seulement après le passage très attendu du dirigeant outre-Atlantique, où le groupe a notamment souffert d’un stock de véhicule trop important, qui a pesé significativement sur ses résultats financiers du premier semestre. Endossant la responsabilité de ces erreurs, le dirigeant portugais a également mentionné des inefficacités dans deux usines américaines, sans préciser lesquelles.



