Stellantis tranche dans le vif aux Etats-Unis. Confronté à des résultats commerciaux décevants dans le pays, le constructeur automobile prend des décision douloureuses.
Il va mettre fin à la production du pick-up Ram 1500 Classic dans l'usine de Warren (Michigan), ce qui va entrainer la suppression de 2450 postes, sur un total de 3700. Les licenciements prendront effet le 8 octobre, précise le groupe automobile qui va passer d'un roulement à deux équipes à une seule. L'usine continuera à assembler les Jeep Wagoneer et Grand Wagoneer mais aucun nouveau modèle pour remplacer le Ram 1500 n'a été annoncé. Une nouvelle version du Ram 1500 sera assemblée dans l'usine de Sterling Heights, située elle aussi dans le Michighan.
Le puissant syndicat des travailleurs de l'automobile UAW est évidemment très remonté contre cette décision. Shawn Fayn, la patron du syndicat, attaque frontalement le PDG de Stellantis dans un communiqué cité par le média économique CNBC. "Pendant ce temps, Tavares augmente son propre salaire de 56 % tout en licenciant des milliers d’ouvriers du secteur automobile. Si un ouvrier du secteur automobile faisait un travail aussi minable que celui du PDG de Stellantis, il serait viré", fustige-t-il.
Avec Reuters (Nora Eckert, version française Nicolas Delame, édité par Kate Entringer)


