Le verdict est tombé. Sous les apparences d’une transition en douceur, le nouveau directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, qui prend ses fonctions lundi 23 juin, dévoile un organigramme largement remanié qui fait la part belle aux profils italiens, tout en tentant de préserver les équilibres transalpins. Premier changement d’importance : Maxime Picat, le directeur des achats depuis 2022, dont le nom circule comme nouveau patron de Renault, n’est pas retenu dans la short list et «quitte l'entreprise d'un commun accord». Contacté par L'Usine Nouvelle, Renault n'a pas souhaité commenter l'information. Son départ intervient également alors qu'il était en lice face à Antonio Filosa pour diriger le groupe. La nouvelle de son départ ne laissera pas les salariés de l’entreprise indifférents, tant ce pur produit de PSA Peugeot Citroën était très apprécié en interne.
Garde rapprochée italienne
Maxime Picat est remplacé par Monica Genovese, jusqu’alors en charge des activités d'achat de groupes motopropulseurs. Cette Piémontaise entrée chez Fiat en 1995 n’est pas la seule italienne à rejoindre l’équipe dirigeante de Stellantis. Emanuele Cappellano, qui dirige déjà la région Amérique du Sud, prend également la responsabilité de Stellantis Pro One, l’unité dédiée aux véhicules utilitaires de l’entreprise. La division venait pourtant d’être confiée en février à Anne Abboud. Le planning produit est confié à Davide Mele, chez Fiat depuis 2006.
Là où rien ne change, c’est à la tête des régions stratégiques du constructeur. En plus de ses fonctions de directeur général, Antonio Filosa conserve ses responsabilités à la tête de la région et des marques nord-américaines, après avoir légué début juin la responsabilité de la qualité à Sébastien Jacquet. En Europe, Jean-Philippe Imparato conserve lui aussi ses fonctions pour l’ensemble de la zone géographique, et ajoute à son portefeuille la marque de luxe en difficulté Maserati.
«Des leaders qui placent l’humain au premier plan»
Côté français, Arnaud Deboeuf garde la tête des activités industrielles et Olivier François le marketing. Philippe de Rovira est nommé à la tête de la région «Reste du monde» et conserve la responsabilité de Stellantis Financial Services. Xavier Chéreau reste le directeur des ressources humaines du groupe. Son maintien en poste n’allait pas de soi, alors que le DRH a incarné ces dernières années la politique stricte de Carlos Tavares. Celle-ci a largement été délaissée depuis le départ de ce dernier en fin d’année 2024. Car à l’inverse, Antonio Filosa entend placer son mandat de directeur général sous le signe du dialogue. Cité dans un communiqué détaillant sa nouvelle garde rapprochée, il a d’ailleurs vanté «des leaders qui placent l’humain au premier plan». Stellantis vante une approche collaborative au sein de l'équipe dirigeante, qui se réunira mensuellement.

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Parmi les autres dirigeants se maintenant à leur poste, Doug Ostermann reste le directeur financier du groupe (et ajoute à ses fonctions les fusions-acquisitions ainsi que les coentreprises). Ned Curic reste à la tête d’une organisation Développement Produits et Technologie.
Par ailleurs, l’Américain Scott Thiele va prendre la responsabilité d’un poste nouvellement créé sur la chaine d’approvisionnement, «regroupant des activités auparavant réparties entre le Planning et le Manufacturing». «Cette équipe puise dans le vaste vivier d’expertise du secteur que compte Stellantis à travers le monde», se félicite Stellantis dans un communiqué de presse publié vers 8 heures du matin, avant l’ouverture de la Bourse.



