Buitoni, Kinder, Lactalis... Ces dernières semaines, les crises sanitaires se sont multipliées chez les géants de l’agroalimentaire. Dans le cas des pizzas Fraîch’Up contaminées à la bactérie E.Coli, plus d’une cinquantaine d’infections ont été décomptées, dont deux ont provoqué des décès. Ces crises ont remis sur le devant de la scène les contrôles sanitaires dans l’industrie agroalimentaire.
C’est la première étape, celle des auto-contrôles, qui suscite le plus de questions. Ces tests, à la charge des entreprises, portent à la fois sur les matières premières, sur les produits finis et sur les surfaces. « Le système d’auto-contrôle confié aux industriels n’est pas suffisamment efficace », assène l’association Foodwatch. En cause, la nature des contrôles, leur fréquence et le fait qu’ils soient réalisés par les industriels eux-mêmes.
En cas de résultats non conformes, les industriels sont dans l’obligation de lancer une procédure de retrait-rappel et d’en informer immédiatement les services de l’État. Selon un rapport de la Cour des comptes en 2019, « cette obligation légale n’était pas respectée ». En 2021, sur les 700 alertes alimentaires reçues, deux tiers l’ont été à la suite d’un auto-contrôle et ont donné lieu à 270 retraits-rappels.

Vous lisez un article du numéro 3607 de L'Usine Nouvelle - Mai 2022



